Haute-Loire: Elle se voit refuser un stage parce qu'elle n'est pas libertine

JUSTICE Le gérant de l'entreprise en question a été condamné à un mois de prison avec sursis...

C.G.

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Le tribunal du Puy-en-Velay (illustration)
Le tribunal du Puy-en-Velay (illustration) — THIERRY ZOCCOLAN / AFP

Elle est allée devant les tribunaux pour faire entendre sa voix, et la justice lui a donné raison. Une jeune femme résidant en Haute-Loire n’a pas digéré d’avoir été écartée d’un stage qui lui semblait pourtant promis.

Passionnée par les animaux, elle s’était renseignée auprès d’un éleveur canin afin d’en apprendre davantage sur le métier et sur la façon d’éduquer un chien. Sauf que les portes de l’élevage se sont rapidement fermées, avant même que le stage ne débute.

Des arguments peu convaincants

Le motif invoqué de ce refus ? La demoiselle ne pratique pas le libertinage. Ce qui a eu l’air de grandement contrarier le « tuteur » de stage, âgé d’une quarantaine d’années, s’adonnant sans retenue aux plaisirs de la chair.

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A la barre, l’homme a pourtant juré qu’il ne s’agissait pas de cela, expliquant, selon Le Progrès, que la jeune femme n’avait pas les capacités physiques suffisantes pour ce métier, ni l’expérience exigée pour s’occuper des chiens, des malinois et des rottweilers.

Des arguments fallacieux qui n’ont visiblement pas convaincu le tribunal correction du Puy-en-Velay. Il l’a condamné à un mois de prison avec sursis et ainsi qu’au versement de dommages et intérêts.