Lyon: «Venenum», une exposition prête à vous empoisonner

CULTURE Le musée des Confluences présente, à partir du 15 avril, une exposition consacrée au poison, avec pour la première fois des espèces vivantes…

Caroline Girardon

— 

Une mygale vivante, des scorpions, veuves noires, méduses ou poissons vénimeux feront partie de l'exposition Venenum.
Une mygale vivante, des scorpions, veuves noires, méduses ou poissons vénimeux feront partie de l'exposition Venenum. — C. Girardon / 20 Minutes

Une exposition qui s’annonce mortelle. Dans cinq jours, le musée des Confluences présentera pour neuf mois « Venenum », une plongée dans le monde empoisonné. Il s’agira de « décrire les rôles joués par les poisons dans l’histoire et la culture, la science, les croyances, la médecine et la criminologie ».

En coulisse, les équipes s’activent pour être prêtes le jour venu. Pour la première fois, des espèces vivantes intégreront l’exposition. Comprenez que des mygales, veuves noires, serpents, rascasses, méduses ou scorpions feront partie du décor. Ce qui a nécessité de renforcer le dispositif de sécurité et de former le personnel.

Savoir rattraper une araignée en cas d’évasion

Le voilà prêt à réagir si l’une des araignées velues prenait l’idée de sortir de son terrarium pour se dégourdir les pattes. « A priori aucun risque, puisque le personnel n’aura pas à les nourrir ou nettoyer leur environnement, rassure Yvan Oelschlager. Nous interviendrons tous les lundis pour s’en occuper ».

Travaillant pour l’association ADN (association pour la découverte de la nature), c’est lui qui a choisi les insectes ou reptiles pouvant être exposés.

Pas de risque non plus de casser un aquarium ou autre box puisqu’ils auront une double paroi. En attendant, le personnel sera chargé de surveiller que tout aille bien, que la chaleur soit à bonne température, que la bébête en question ne présente pas de signes inquiétants de stress ou de maladie. Au total, une quarantaine d’individus éliront domicile au musée les neuf mois à venir. « On a pris les plus cools », ajoute le jeune homme en caressant le dos d’une mygale.

Le botox… le poison le plus mortel au monde

« Avoir ces animaux est aussi une façon de lever les craintes des visiteurs et de les regarder d’une autre manière, enchaîne Carole Millon, en charge de l’exposition. Une fois étudié, le venin peut devenir un médicament ou servir d’anesthésiant. »

Autre exemple : le botox si cher aux personnes désireuses de voir effacer toute ride de leur visage, est l’un des poisons animaux les plus violents. 140 000 fois plus puissant que le curare…