Clermont-Ferrand: Son chien s'était accouplé avec celui du voisin, le maître n'obtient pas de dommages et intérêts

JUSTICE L’homme demandait près de 8.000 euros, dont 2.000 euros des réparations à son voisin puisque la femelle épagneule avait dû subir une ablation de l’utérus après avoir été fécondée…

C.G.

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Un chien de race épagneul.
Un chien de race épagneul. — Ardea/May Evans/Sipa

Il demandait 8.000 euros de réparation, dont 2.000 euros pour les souffrances endurées par Eden, sa petite chienne épagneule. Le propriétaire de l’animal a finalement été débouté par le tribunal d’instance de Clermont-Ferrand.

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L’affaire remonte au mois de février 2014 dans le village de Messeix, niché au cœur du Puy-de-Dôme. Eden, femelle épagneule breton, avait subi les assauts de son cabot de voisin, un border collier. L’animal avait fini par s’échapper de chez lui pour s’accoupler avec la demoiselle. Sans lui demander son avis.

C’est bien là tout le problème puisque le propriétaire de l’épagneule avait d’autres projets pour sa protégée, notamment celui de la faire copuler avec un chien de la même race.

La souffrance des animaux

A la suite de cette saillie non-désirée, Eden avait mis au monde sept chiots et avait dû subir une opération de l’utérus. Son propriétaire avait alors réclamé 2.000 euros à son voisin pour les douleurs infligées à la petite chienne. Sauf que cette question de la réparation des souffrances n’a pas été examinée selon Le Parisien, qui s’est procuré le jugement. Ce qui aurait été une première.

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Le tribunal a considéré qu’il y avait un doute sur la date de la saillie. L’avocat du propriétaire d’Eden, Jean-Hubert Portejoie, avait réclamé réparation des souffrances, en se basant sur le nouveau statut juridique des animaux qui en fait, depuis 2015, des « êtres vivants doués de sensibilité ».