Lyon: Amendes, règles de sécurité... Des changements sur le réseau TCL

TRANSPORT Depuis le 1er avril, de nouvelles disposition sont appliquées sur le réseau lyonnais pour limiter la fraude et améliorer la sécurité...

Elisa Frisullo

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La fraude sur le réseau TCL est désormais punie d'une amende de 60 euros.
La fraude sur le réseau TCL est désormais punie d'une amende de 60 euros. — Elisa Frisullo / 20 Minutes

Le phénomène est très difficile à endiguer. Mais les responsables des transports en commun lyonnais ne baissent pas les bras. Depuis le 1er avril, dans le cadre de la loi Savary sur «la sécurité et la lutte contre la fraude dans les transports publics», de nouvelles mesures sont mises en place sur le réseau lyonnais. Selon le Sytral, autorité organisatrice des TCL, la fraude concerne encore 70.000 passagers par jour, soit 13 % des voyageurs. 20 Minutes vous explique ce qui vous attend désormais sur le réseau…

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  • Une amende plus élevée au tarif unique

Jusqu’alors, en voyageant avec un titre de transport non validé ou non adapté à votre situation, vous vous exposiez à une amende de 34.40 euros. Et vous deviez vous acquitter, en payant immédiatement de 51.50 euros sans aucun ticket ou abonnement en votre possession. Désormais en cas d’absence de titre, de titre non conforme ou de carte d’abonnement non rechargée, les voyageurs devront payer une amende de 60 euros. Un tarif unique à régler sur place au contrôleur. Au-delà du contrôle et dans les sept jours suivant le PV, l'amende passe à 80 euros et à 110 euros si elle est payée au-delà d’une semaine dans un délai maximum de deux mois.

«Après cinq infractions par an, la fraude devient passible de 6 mois de prison et 7.500 euros d’amende», rappelle Keolis, gestionnaire du réseau.

  • Donner une fausse identité ou une mauvaise adresse peut coûter très cher

Si le contrevenant ne paye pas immédiatement son amende, il a l’obligation de justifier de son identité. S’il n’est pas en mesure de le faire, il doit rester auprès du contrôleur, le temps que ce dernier contacte un officier de police judiciaire. En cas de fuite, le voyageur concerné s’expose à une peine de deux ans de prison et 7.500 euros d’amende.

Par ailleurs, «l’identité ou l’adresse du fraudeur peuvent désormais être vérifiées auprès des différentes administrations publiques et organismes de sécurité sociale», précisent Keolis. Tenter d’arnaquer les TCL est donc une bien mauvaise idée. La déclaration d’une fausse adresse ou d'une mauvaise identité est également passible de deux ans de prison et 3.750 euros d’amende.

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  • Les pratiques dangereuses clairement dans le viseur

Pour éviter des comportements à risque ou des attitudes favorisant la fraude, le Sytral et Keolis ont décidé de sévir. Sont notamment dans le viseur les pratiques très dangereuses qui se sont multipliées sur le réseau TCL ces dernières années, à l’instar du tram ou bus-surfing. Cette pratique, qui consiste à s’accrocher à un véhicule TCL en circulation, est désormais punie d’une amende de 150 euros.

Circuler en roller ou trottinette sur les quais ou à l’intérieur des rames de métro de tram ou dans les bus, également. Il est aussi strictement interdit de donner son titre de transport encore valide à une tierce personne (pratique très courante) ou de faciliter l’accès au réseau aux personnes sans ticket en maintenant ouverts les portillons du métro, ajoute l'exploitant du réseau. Pour ces faits, les voyageurs, sensibilisés aux nouvelles règles grâce à des dépliants distribués aux clients TCL et via les réseaux sociaux, encourent aussi une amende de 150 euros.