Rugbymen de Grenoble accusés de viol: «Si de tels faits étaient avérés, ce serait répugnant»

ENQUÊTE Le président du FC Grenoble Rugby s’est exprimé sur l’affaire ce mardi lors d’une conférence de presse…

Elisa Frisullo

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Eric Pilaud, président du FC Grenoble Rugby.
Eric Pilaud, président du FC Grenoble Rugby. — JEAN-PIERRE CLATOT / AFP

L’affaire semble prise très au sérieux. Mais aucune sanction ne sera prise et aucune enquête interne ne sera menée par le club avant que la justice ne se prononce sur le dossier. Ce mardi, le président du FC Grenoble Rugby Eric Pilaud s’est exprimé lors d’une conférence de presse sur les accusations de viols qui, depuis dimanche matin, visent une partie de ses rugbymen.

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Une jeune femme a porté plainte pour viol contre des joueurs grenoblois, venus disputer samedi à Bordeaux un match du Top 14 de rugby contre l’UBB, et une enquête de flagrance a été ouverte par le parquet de Bordeaux pour vérifier ces accusations.

La victime présumée aurait déclaré aux policiers avoir rencontré plusieurs joueurs isérois en boîte de nuit, après leur défaite (46-14) contre les Bordelais. Au cours de la soirée, certains d’entre eux l’auraient droguée, puis conduite de force dans un hôtel où elle aurait été violée, selon France Bleu Gironde, qui a révélé cette affaire.

Les joueurs ont donné leur version

« N’ayant pas plus d’informations, je respecte la présomption d’innocence. J’espère que l’enquête ira vite pour que l’on puisse sortir d’une situation inconfortable. J’ai décidé de ne pas mener d’enquête interne. C’est à la police, avec ses moyens de la mener. (…) Si de tels faits sont avérés, ce serait répugnant et inacceptable, et nous tirerions les conséquences qui s’imposent », a indiqué ce mardi Eric Pilaud, ému aux larmes.

« Je vous demande de nous respecter. C’est une situation délicate à vivre pour nous tous. Nos familles, nos joueurs sont associés à quelque chose qui pourrait être sordide », a ajouté le président du club.

Suite à la plainte, des joueurs se seraient confiés en donnant leur version au club. Selon France 3 Auvergne Rhône-Alpes, l’un d’eux aurait reconnu avoir emmené une jeune femme à l’hôtel mais aurait réfuté l’accusation de viol.

Pour l’heure, ni les joueurs visés par la plainte, ni le responsable du club n’auraient été convoqués par la police ou la justice, a indiqué le président grenoblois.