VIDEO. Lyon: «Ultra Vega, c'est juste moi puissance 1.000», confie Carmen Maria Vega

INTERVIEW La chanteuse lyonnaise sera notamment en concert au Transbordeur (Villeurbanne) avec un nouveau personnage le vendredi 24 mars...

Propos recueillis par Jérémy Laugier

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Carmen Maria Vega est programmée au Transbordeur dans le cadre du festival des Chants de Mars.
Carmen Maria Vega est programmée au Transbordeur dans le cadre du festival des Chants de Mars. — M. Eytier

Carmen Maria Vega signe son retour avec un troisième album, Santa Maria, qui sortira le 7 avril. La chanteuse lyonnaise présente à 20 Minutes son nouveau spectacle, où elle devient Ultra Vega.

Quelle a été votre inspiration pour ce nouveau disque ?

La thématique d’identité est abordée dans toutes les chansons de l’album. C’est aussi la BO d’un film que j’espère sortir plus tard. J’ai écrit une vingtaine de pages de séquencier et je pense qu’il en faudra 90. C’est la grande aventure pour moi de me lancer dans un premier scénario.

Les 12 chansons de cet album viennent d’auteurs différents. Etait-ce important pour vous ?

Oui, et ce qui est assez beau dans ce disque, c’est que les chansons les plus personnelles viennent des gens qui me connaissaient quasiment le moins. Ce sont les hasards de la vie qui ont abouti à des cadeaux que m’ont faits certains artistes [dont Mathias Malzieu de Dionysos].

Pourquoi avoir créé ce personnage d’Ultra Vega ?

Il est arrivé de manière un peu bizarre quand je jouais Boris Vian. Sa comédie musicale Mademoiselle Bonsoir m’a inspirée. Ultra Vega est une anti-héros. Car évidemment je ne sauve personne. N’imaginez pas que je vais me transformer avec une cape (rires). Ce n’est pas thérapeutique mais c’est juste moi puissance 1.000, ultra féminine et sensuelle. C’est libérateur.

Cette dimension de spectacle, avec une mise en scène et différents costumes, semble vous tenir à cœur…

Il y a dix ans, ça m’énervait déjà qu’on m’enferme dans un format classique de concert. Même les spectateurs ont envie d’être surpris. J’ai une passion pour les années 70, notamment avec Queen et David Bowie. Ils ont eu des personnages qui ne sont pas des masques. Ziggy Stardust a été une libération pour Bowie.

Ne seriez-vous pas tentée d’écrire vos textes ?

Non, je ne sais pas écrire des chansons mais je sais livrer des émotions en tant qu’interprète. Ça me fait hyper peur d’écrire une chanson. J’ai mon nez dans tout le reste mais mon orgueil n’a pas besoin d’être nourri à cet endroit-là.

18 à 22 euros. A 19h30 le vendredi 24 mars au Transbordeur (Villeurbanne). Réservations ici.