Le premier radar à passage piéton, fabriqué à Lyon, va débarquer dans l'agglo

SECURITE ROUTIERE L’appareil est expérimenté depuis plusieurs mois au Canada…

Elisa Frisullo

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Le premier radar piéton, conçu à Lyon, devrait être testé prochainement dans la région lyonnaise.
Le premier radar piéton, conçu à Lyon, devrait être testé prochainement dans la région lyonnaise. — AFS2R

Un long mât équipé de caméras capables d’identifier piétons et véhicules et de repérer les comportements inadaptés sur les passages cloutés. Le premier radar à passage piéton, fabriqué à Lyon par la société AFS2R, devrait être expérimenté prochainement dans la métropole lyonnaise, selon Auto Plus dans un lieu tenu secret pour le moment par ses concepteurs.

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« Les contrats ne sont pas encore finalisés », précise-t-on au sein de cette entreprise, en lien avec plusieurs collectivités soucieuses de protéger des traversées piétonnes réputées accidentogènes. La technologie a de quoi susciter l’intérêt dans la métropole, où les accidents mortels impliquant des piétons se sont enchaînés en 2016. Dans le Rhône, 30 % des tués sur la route l’an passé étaient des personnes à pied.

Les infractions en baisse sur le site expérimental de Montréal

Le radar conçu à Lyon permet, « grâce à deux algorithmes, de détecter un piéton qui va s’engager sur le passage et de lire la plaque des voitures en approche », précise Anne-Lise Pivot, assistante opérationnelle chez AFS2R, filiale de l’entreprise Sterela. Si le véhicule s’engage sans donner la priorité à la personne en passe de franchir le passage clouté, la vidéo se met en marche. La scène filmée est ensuite transmise à la police municipale de la commune. « Libre à elle ensuite de verbaliser ou non », ajoute Anne-Lise Pivot.

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Dans la banlieue de Montréal, où le dispositif lyonnais est testé depuis octobre 2016 sur un axe à plusieurs voies de circulation, très fréquenté, le système commence à faire ses preuves. « Entre novembre et janvier, les infractions constatées sont passées de 900 à 400 par mois », indique l’assistante opérationnelle. Au Canada, le radar est utilisé à titre préventif, non répressif. Un panneau à message variable indique aux automobilistes qu’ils viennent d’enfreindre le code de la route.

En France, les collectivités, qui devront débourser 1.500 euros par mois hors taxe pour louer l’appareil et 24.000 HT pour l’acheter, seront libres de définir, la fonction du radar. Si le mode répressif est privilégié, les contrevenants s’exposeront à une amende de 135 euros et un retrait de quatre points sur leur permis.