Fusils volés à des militaires: Les malfaiteurs condamnés à des peines de 10 mois à deux ans ferme

JUSTICE Ils avaient profité de la pause déjeuner des militaires pour fracturer leur véhicule et voler les armes...

E.F. avec AFP
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Les malfaiteurs ont été jugés vendredi à Vienne en comparution immédiate. Illustration.
Les malfaiteurs ont été jugés vendredi à Vienne en comparution immédiate. Illustration. — G . VARELA / 20 MINUTES

C’est l’ADN de l’un d’eux, retrouvée dans le véhicule des militaires, qui a permis de remonter jusqu'aux malfaiteurs. Des peines de 10 mois à deux ans de prison ont été prononcées vendredi à l’encontre de trois hommes jugés par le tribunal correctionnel de Vienne pour le récent vol de deux fusils Famas à des militaires en Isère.

Déjà connus de la justice, les prévenus étaient jugés en comparution immédiate pour vols avec dégradation en réunion, détention d’armes de catégorie A et recel de vol.

Le vol s’était produit le 2 février sur un parking de La Verpillière. Ce jour-là, trois militaires - deux revenant d’une mission Sentinelle à Paris et l’autre les convoyant - avaient laissé leur fourgonnette banalisée sans surveillance sur le parking d’un fast-food, avec leurs Famas à l’intérieur, le temps d’aller déjeuner.

Le parquet a fait appel

A leur retour, la vitre de leur fourgonnette avait été fracturée et les fusils (déchargés), des munitions d’une arme de poing et des effets personnels qui se trouvaient à l’intérieur s’étaient volatilisés. La piste terroriste avait rapidement été écartée, les enquêteurs penchant davantage pour « un vol d’opportunité ».

Les suspects avaient été interpellés dimanche et lundi derniers par les gendarmes de la Section de recherches de Grenoble avec trois autres personnes - un autre homme et deux femmes - dans plusieurs familles de gens du voyage sédentarisés dans la région.

Placé en détention mercredi à l’issue de sa garde à vue, le plus âgé des prévenus, 44 ans, a écopé de deux ans de prison ferme. Son neveu, 32 ans, a été condamné à 18 mois d’emprisonnement et le dernier prévenu, 41 ans, à dix mois ferme. Tous deux comparaissaient libres. La peine des trois hommes a été assortie d’une interdiction de cinq ans pour l’acquisition et la détention d’armes.

Le parquet a fait appel du jugement, estimant les condamnations insuffisantes.