Derby: Une entame de folie, des héros inattendus... L'ASSE a renversé un OL pathétique

FOOTBALL Les Stéphanois ont logiquement remporté le derby (2-0) ce dimanche. Lyon va mal, très mal même…

À Saint-Etienne, Jérémy Laugier

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Kévin Monnet-Paquet, ici au duel avec le Lyonnais Sergi Darder, a montré une envie débordante ce dimanche.
Kévin Monnet-Paquet, ici au duel avec le Lyonnais Sergi Darder, a montré une envie débordante ce dimanche. — ROMAIN LAFABREGUE / AFP

Si l’ASSE a remporté dimanche son troisième derby de suite dans le Chaudron après une disette de 20 ans, ce n’est pas le fruit du hasard. Vainqueurs 2-0, les Verts (5es) méritent de revenir à un point de ce petit Lyon.

L’envie était stéphanoise. « Vous finirez bouffés par les Verts », annonçait la banderole des Green Angels avant le coup d’envoi de ce 114e derby. Le vœu des supporters stéphanois a été exaucé de manière éclatante dès la première demi-heure. Avec du pressing, de l’allant et même une qualité technique trop rarement montrée, l’ASSE a réussi une entame de match assez dingue, étouffant littéralement des Lyonnais incapables de tenir la comparaison dans les duels.

Monnet-Paquet et Söderlund, de surprenants héros. Toujours privés de Robert Beric et d’Oussama Tannane, les Stéphanois ont montré comme à Toulouse (0-3) qu’ils pouvaient être dangereux devant. Profitant d’une boulette défensive du fébrile duo Yanga-Mbiwa-Mammana, Kévin Monnet-Paquet a vite ouvert le score (9e). Gentiment chambré depuis de longs mois par le Chaudron, l’ancien Lensois (3 buts en L1) était carrément déchaîné dimanche. Proche du doublé (15e), il a aussi tenté un incroyable « coast to coast » en déposant Jallet (49e). Déjà buteur un an plus tôt face à l’OL (1-0), Alexander Söderlund est lui aussi transcendé par le derby. Si souvent décevant depuis son arrivée, le Norvégien a signé une passe décisive sublime pour Romain Hamouma (2-0, 23e) et s’est battu comme jamais.

Un OL jamais à la hauteur. Ce Lyon est décidément déprimant. Parfois brillants contre l’OM (3-1), les hommes de Bruno Genesio traversent le reste de l’année 2017 comme des fantômes. Hormis une tête de Corentin Tolisso sur la transversale (13e), ils ont été incapables d’avoir la moindre réaction collective ce dimanche. Pour ponctuer le naufrage, Rachid Ghezzal et Corentin Tolisso ont été exclus en fin de match.