Lyon-LOSC: Mammana règle des tonnes de problèmes mais cet OL est vraiment coupé en deux

FOOTBALL Le jeune défenseur central argentin a été la rare satisfaction d'une équipe bien trop déséquilibrée, samedi face à Lille (1-2)...

Jérémy Laugier

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Mapou Yanga-Mbiwa n'a vraiment pas su se montrer aussi rassurant qu'Emanuel Mammana, samedi face à Lille.
Mapou Yanga-Mbiwa n'a vraiment pas su se montrer aussi rassurant qu'Emanuel Mammana, samedi face à Lille. — PHILIPPE DESMAZES / AFP

OK, l’OL a multiplié les faits de jeu contraires samedi lors de son revers (1-2) face à Lille. Entre deux transversales de Mathieu Valbuena, dont une assez invraisemblable, un possible penalty non sifflé en faveur de Rafael et un penalty obtenu par le LOSC malgré une faute de Valbuena à la limite de la surface, les Lyonnais pourraient tenter de plaider la thèse du jour sans. Mais voilà, Lyon accueillait quand même le 14e de Ligue 1 avec son probable meilleur 11 de départ, renforcé par l’international néerlandais Memphis Depay.

Comment ce 4-2-3-1 a-t-il pu se révéler aussi friable qu’à Caen, deux jours après les ambitions de titre ouvertement affichées par Bruno Genesio ? Les meilleures explications sont venues du valeureux adversaire du soir. « On a senti les Lyonnais un peu amorphes d’entrée », a notamment constaté l’ailier gauche lillois Eric Bauthéac.

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« Une belle équipe… lorsqu’elle a le ballon »

« On savait que l’OL était une belle équipe lorsqu’elle avait le ballon, a poursuivi Yassine Benzia, auteur d’un doublé pour ses retrouvailles avec son club formateur. Mais quand on a pu passer le premier pressing, il y avait beaucoup d’espace derrière. On a pu les chahuter en contres et réussir le coup voulu. » A de nombreuses reprises, les contre-attaques lilloises ont pu s’organiser en supériorité numérique, très loin dans le dos de cette formation extrêmement offensive avec quatre véritables attaquants, plus Corentin Tolisso et Rafael.

Le premier but est symptomatique du manque d’agressivité défensive des Lyonnais : Yassine Benzia a reçu un ballon anodin aux 25 mètres, mais ni Depay, ni Tolisso, ni Morel, ni Yanga-Mbiwa n’ont cherché à contrarier sa tentative (0-1, 38e). «Disputer une mi-temps sur deux ne suffit pas pour gagner un match», a rappelé Bruno Genesio, conscient que les deux seules opportunités de la première période sont venues des coups francs directs de Mathieu Valbuena.

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Mammana, bien trop prometteur pour ne pas être installé durablement

« On va tous se remettre en question », a assuré Mapou Yanga-Mbiwa, seul joueur d'un groupe extrêmement nerveux à s’être arrêté samedi devant la presse. L’unique satisfaction de la journée est venue de son partenaire de la charnière Emanuel Mammana. Celui-ci a prouvé, comme face à Marseille six jours plus tôt, qu’il était le défenseur central le plus rassurant de l’effectif.

La propreté de ses interventions et son sens de l’anticipation ont même parfois été un régal de sérénité pour compenser la bouillie de repli défensif du collectif lyonnais, à l'image de son capitaine Maxime Gonalons. « Il n’y a aucun doute sur son potentiel même s’il lui arrive encore de manquer de rigueur défensive », confiait cette semaine Bruno Genesio à son sujet. A même pas 21 ans, l’Argentin est bien trop prometteur pour ne pas être (enfin) installé durablement comme titulaire dans cette équipe si déséquilibrée.

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