Rhône: Les Français une nouvelle fois sacrés champions du monde de pâtisserie

GASTRONOMIE L'équipe française a décroché le titre, mardi, lors du salon international de la gastronomie...

20 Minutes avec AFP

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Chassieu, le 22 janvier 2017. Les membres de l'équipe de France, Etienne Leroy, Bastien Girard, Jean-Thomas Schneider et Marc Riviere. Ils ont été sacré champions du monde de pâtisserie lors du Sirha de Lyon.
Chassieu, le 22 janvier 2017. Les membres de l'équipe de France, Etienne Leroy, Bastien Girard, Jean-Thomas Schneider et Marc Riviere. Ils ont été sacré champions du monde de pâtisserie lors du Sirha de Lyon. — AFP

Leur rocker en sucre a fait sensation. La France a remporté lundi à Lyon, pour la huitième fois, la 15e coupe du monde de pâtisserie, l’un des prestigieux concours du Salon international de la gastronomie (Sirha).

« C’est une grande fierté de rentrer dans la famille des champions du monde », a déclaré devant des proches en pleurs et une nuée de journalistes, Etienne Leroy, l’un des membres de l’équipe de France. « J’ai du mal à réaliser, ça fait un an qu’on se dit que c’est possible », a ajouté celui qui a notamment réalisé une pièce en sucre sur le thème du rock.

Cette impressionnante réalisation se compose d’un guitariste, cheveux et cravate au vent, dont le blouson de cuir est en partie couvert de roses en sucre, élément technique imposé. Le musicien est accompagné d’un batteur en chocolat, torse nu et vêtu d’un jean plus vrai que nature.

Dix heures pour préparer quatre desserts époustouflants

Autre équipier français, Jean-Thomas Schneider a dit être « resté prudent » jusqu’au résultat final, estimant que « tout le monde pouvait créer la surprise ». Au travail dès 6h30, ces équipes internationales, composées d’un glacier, d’un pâtissier et d’un chocolatier, devaient réaliser en dix heures, dimanche et lundi, un entremets au chocolat, un entremets glacé aux fruits, une pièce en sucre et un gâteau individuel à l’assiette.

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La France s’est également vue décerner le prix du Vase de Sèvres du président de la République, récompensant le meilleur buffet artistique.

En tribune, les larmes aux yeux, Julien Alvarez, qui a concouru en 2011, s’est souvenu avoir été « une cocotte-minute sur le point d’exploser » au moment de l’énoncé du podium de ce concours, qui lui avait malheureusement échappé, et est considéré par les professionnels comme un des « deux graals de la pâtisserie » avec celui du meilleur ouvrier de France.

Des supporters motivés

Les supporters français brandissaient une banderole, où était écrit : « Faites-nous rêver », tandis que ceux de la Suisse, arrivée troisième, faisaient sonner des cloches de vache. La Suisse s’était pourtant fait une grosse frayeur quand, à moins de trente minutes de la fin de l’épreuve, une partie de sa pièce en sucre, sur le thème du monde du Dracula, s’était effondrée.

Après un moment d’abattement, les coéquipiers se sont mutuellement encouragés pour continuer de monter jusqu’aux dernières secondes les parties restantes de leur loup-garou aux crocs saillants.

Un niveau de performance en progression

Le Japon a dû se contenter, pour la troisième année consécutive, de la médaille d’argent. Pour Philippe Rigollot, président du comité international d’organisation de cette coupe du monde et lui-même champion en 2005, « le niveau augmente d’édition en édition ».

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Chef pâtissière de l’année en 2012 et membre du comité, Claire Heizler a confié avoir été « bluffée » par « la progression des petites nations, comme l’Inde », qui participait pour la première fois. Vingt-deux équipes concourraient cette année, venues de quatre continents. La précédente édition de la coupe du monde, en 2015, avait été remportée par l’Italie.