Clermont-Ferrand: Jugé devant les assises pour avoir égorgé sa fillette

JUSTICE La petite fille avait été retrouvée morte dans son lit en septembre 2014...

E.F.

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L'homme est jugé jusqu'à mercredi soir devant les assises du Puy-de-Dôme à Riom. Illustration.
L'homme est jugé jusqu'à mercredi soir devant les assises du Puy-de-Dôme à Riom. Illustration. — M.LIBERT/20 MINUTES

Le jour du drame, c’est la mère de l’enfant qui avait fait la terrible découverte. Depuis ce lundi après-midi, Abdellah Lehki, 39 ans, est jugé devant la cour d’assises du Puy-de-Dôme à Riom pour le meurtre de sa fille de 2 ans et demi, perpétré en septembre 2014 dans l’appartement familial de la rue de l’Oradou à Clermont-Ferrand.

Le 15 septembre, aux alentours de 21 h 45, la fillette avait été retrouvée gisant morte dans son lit, la gorge tranchée. A l’arrivée des secours et de la police, le père de l’enfant, soupçonné d’avoir commis l’irréparable avec un couteau, était en fuite. Après des heures de recherches, il avait été retrouvé dans le quartier par les forces de l’ordre et hospitalisé en psychiatrie, en raison de son état de santé.

Débats autour de sa responsabilité

Lors de ce procès, les débats devraient beaucoup tourner autour du profil de ce trentenaire et de son état psychologique au moment des faits, afin de déterminer sa responsabilité lors du drame. Au cours de ces auditions, ce père de famille, suivi et traité depuis plusieurs années pour des troubles psychologiques, avait expliqué avoir eu des visions et entendu des voix le jour du drame.

Selon France Bleu Pays d’Auvergne, son état se serait dégradé depuis son mariage avec la mère de la fillette, arrangé en 2008 par leurs deux familles. Les années suivant leur union, l’homme, qui encourt la réclusion à perpétuité, se serait renfermé sur lui-même, se montrant paranoïaque et agressif selon ses proches, notamment à l’égard de son épouse.

Pour les experts, son état psychotique aurait toutefois suivi et non précédé le meurtre de l’enfant, même si son état le jour du drame pourrait avoir altéré son discernement. Un point essentiel qui devra être tranché au cours de ce procès. Le verdict est attendu mercredi soir.