OL: Nabil Fekir régale comme jamais face à Montpellier, 2017 sera donc une année exquise

FOOTBALL Avec 1 but et 3 passes décisives, dimanche en 32es de finale de Coupe de France (5-0), l'attaquant lyonnais a envoyé un drôle de message pour son premier match en 2017...

Jérémy Laugier

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En piquant notamment son ballon avec brio devant Laurent Pionnier dimanche, Nabil Fekir a prouvé qu'il pouvait revenir à son meilleur niveau
En piquant notamment son ballon avec brio devant Laurent Pionnier dimanche, Nabil Fekir a prouvé qu'il pouvait revenir à son meilleur niveau — PHILIPPE DESMAZES / AFP

Le MHSC sait décidément faire briller Nabil Fekir comme personne. Près de deux ans après lui avoir offert sa prestation masterpiece en Ligue 1 à la Mosson (5-1 et un doublé de classe) puis un joli regain de forme en septembre dernier (5-1 et ses deux premiers buts de la saison), la défense montpelliéraine a remis ça dimanche. Ses remarquables largesses ont permis à l’attaquant lyonnais de pleinement se retrouver, avec un but et trois passes décisives, le tout dans une nouvelle boucherie (5-0) en 32es de finale de Coupe de France.

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On doit le confesser, il nous est arrivé en 2016 de douter du retour au premier plan de l’international tricolore, gravement blessé au genou en septembre 2015. Mais celui qui manquait encore cruellement de pouvoir d’accélération, de justesse technique et d’altruisme en fin d’année, comme contre le PSG (1-2) et Rennes (1-0), nous a rappelé quel prodigieux joueur il pouvait être. La démonstration s’est surtout faite sur deux coups d’éclat.

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« Il a un volume de jeu supérieur à celui qu’il avait avant sa blessure »

Il y a d’abord eu cette délicieuse balle piquée devant Laurent Pionnier, à l’issue d’une contre-attaque et d’un échange avec Alexandre Lacazette fort en symbolique (42e). Puis que dire de ce caviar millimétré pour Maxwel Cornet, dans le dos d’Hilton (71e).

« Je savais qu’il n’avait rien perdu mais ce match va vraiment lancer sa saison », a confié dimanche son coéquipier Anthony Lopes. « C’est un régal, on lui donne le ballon et on sait qu’il peut avoir des éclairs de génie », apprécie Jérémy Morel, moins coutumier du fait. « Je trouve même qu’il a un volume de jeu supérieur à celui qu’il avait avant sa blessure », indique même Bruno Genesio.

« J’ai toujours réussi à jouer avec Alex (Lacazette) »

« Quand on a un Nabil à ce niveau-là, notre équipe est beaucoup plus performante », constate l’entraîneur lyonnais, sans qu’il s’agisse évidemment d’un scoop. Quant à l’intéressé, il s’est pointé tout sourire devant la presse, constatant que ce match contre Montpellier « fait grimper les stats ». Celles-ci sont actuellement de 5 buts et 6 passes décisives toutes compétitions confondues, en seulement 18 titularisations.

Il n’a pas manqué de tenter de démonter sa supposée absence de complicité avec Alexandre Lacazette : « J’ai toujours réussi à jouer avec Alex. Il y a des petites périodes où ça va un peu moins bien. Mais c’est un très bon joueur, il sent le foot. » Après le récital de Nabil Fekir dimanche, gageons que le meilleur buteur lyonnais lui renvoie avec plaisir le compliment.