Lyon: Les vignettes antipollution débarquent, de nombreux automobilistes encore à convaincre

CIRCULATION En cas de circulation alternée, le certifiat Crit'Air permettra de circuler plus librement dans la métropole....

Elisa Frisullo

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Lyon, le 7 décembre 2016 pendant le pic de pollution. KONRAD K./SIPA
Lyon, le 7 décembre 2016 pendant le pic de pollution. KONRAD K./SIPA — SIPA

Lors du prochain gros épisode de pollution, comme celui qu’a connu la métropole en décembre, la circulation alternée pourra être mise en place plus rapidement par les autorités. Et ce jour-là, pour rouler plus facilement, mieux vaudra être doté de la vignette Crit’Air, qui après Paris et Grenoble, a débarqué à Lyon au 1er janvier, dans le cadre de l’arrêté pris par le préfet du Rhône Michel Delpuech en plein pic aux particules fines.

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Le message, relayé en fin d’année par la préfecture du Rhône, a commencé à passer auprès des automobilistes. « Fin décembre, 13.600 demandes de certificat de qualité de l’air avaient été enregistrées », indique ce mardi à 20 Minutes un porte-parole de la préfecture. Soit près de trois fois plus qu’en novembre, où avant l’annonce du lancement de la vignette dans la métropole, 5.000 conducteurs, sans doute amenés à se déplacer en région parisienne ou à Grenoble, avaient souhaité s’équiper de ce macaron vendu 4,18 euros via Internet.

Encore de nombreux automobilistes sans vignette

Malgré cette nette hausse des demandes observée entre Rhône et Saône, la part des véhicules qui pourront coller leur autocollant Crit’air sur le pare-brise lors du prochain épisode pollué, reste infime.

Selon l’étude sur les immatriculations publiée en août 2016 par la Dreal, le Rhône compte en effet plus de 873.000 véhicules particuliers et l’aire métropolitaine plus de 1,2 millions. Le nombre de conducteurs à doter de certificat de qualité de l’air reste donc important.

« Nous incitons vraiment les automobilistes à prendre la vignette. Les habitants du Grand Lyon, mais également ceux des départements limitrophes de l’Ain ou de l’Isère amenés à venir régulièrement dans la métropole », indique la préfecture.

Des conducteurs plus difficiles à atteindre qu’à Paris ou Grenoble

« C’est important car lors du prochain gros pic de pollution, cela leur permettra de circuler plus facilement en cas de circulation alternée », ajoutent les services de l’Etat soucieux d’être entendus par le grand public.

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Pour être efficaces en cas de pic de pollution, les restrictions de circulation, qui incluent la vignette, devront en effet être bien suivies par les conducteurs. Une mission qui s’annonce plus difficile à Lyon qu’à Paris ou Grenoble, où de véritables zones de circulation restreinte, interdites toute l’année aux véhicules les plus polluants, ont été mises en place par les municipalités à grands coups de campagne de communication.