Lyon: La grève aux TCL bientôt finie ou condamnée à perdurer?

SOCIAL Alors que débute la troisième semaine de grève, les négociations viennent juste de commencer entre Keolis et les grévistes…

Elisa Frisullo
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Lyon, le 19 novembre 2014. Illustration d'une rame de métro à Lyon sur la ligne A à la station Perrache.
Lyon, le 19 novembre 2014. Illustration d'une rame de métro à Lyon sur la ligne A à la station Perrache. — Elisa Riberry / 20 Minutes

Difficile de savoir de quelle manière va évoluer le conflit social au sein des TCL. Seule certitude : le dialogue, impossible jusqu’alors entre Keolis  Lyon, exploitant du réseau, les agents grévistes et les délégués CGT, vient tout juste de débuter, après deux semaines de mobilisation. Mais ces négociations ne présagent pas encore la fin de la grève dans le métro, reconduite pour mercredi. Un mouvement qui repose pour beaucoup sur un point du nouveau Règlement de sécurité d’exploitation (RSE) du métro.

L’un des articles de ce RSE, validé par l’Etat, prévoit notamment une baisse du nombre de régulateurs sur la ligne D du métro. Un point qui menace la sécurité d’exploitation, selon la CGT. Avant même le début de la grève, Keolis Lyon s’est engagé «à ne rien changer» au fonctionnement actuel et à maintenir le même nombre de régulateurs.

Un infime point de blocage

«Il n’y aura pas d’allégement des postes pour réguler (…) Nous n’avons aucune intention de bouleverser l’organisation du travail», a répété ce mardi Pascal Jacquesson, directeur de Keolis Lyon, toujours peu convaincu par les motivations de la grève. «Il n' y avait pas matière à en arriver là», ajoute-t-il, soucieux toutefois d'écouter «l’inquiétude sourde» des «5 %» d’agents grévistes et de trouver une issue à ce conflit paralysant pour les usagers.

Pour rassurer ses troupes, Keolis, qui s’était engagé à maintenir ses effectifs jusqu’à fin 2016, promet de ne pas y toucher jusqu’en 2020. Cette année-là, la ligne B sera automatisée ce qui nécessitera un nouveau fonctionnement.

Les conducteurs et agents de ligne dans l'attente

«Avec un engagement écrit de leur direction», il est probable que les régulateurs, mobilisés une heure par jour depuis le 28 novembre, reprennent le travail. «Mais les conducteurs et agents de ligne, en grève aussi une heure par jour, attendent des propositions sur leurs conditions de travail», ajoute la CGT-TCL.

Tant que chacun des trois métiers mobilisés n’aura pas trouvé d’accord avec Keolis, les perturbations, limitées aux heures de pointe du matin cette semaine, risquent fort de perdurer.