La sécurité dans l’objectif des caméras

LYON A chaque nouvel aménagement urbain son lot de vidéosurveillance...

Carole Bianchi

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A chaque nouvel aménagement urbain son lot de vidéosurveillance. Après l’installation de caméras autour du mémorial arménien (2e) et sur les berges du Rhône (7e), la ville de Lyon a annoncé hier, lors d’un bilan sur la sécurité, que La Confluence (2e) serait également équipée. Depuis l’arrivée de Gérard Collomb (PS) à la mairie de Lyon en 2001, le nombre de caméras est passé de 57 à 176. D’ici au premier trimestre 2008, 29 appareils seront installés dans le quartier de la Part-Dieu (3e) et 6 autres sur la nouvelle place Mérieux (7e).

«Lyon est une ville apaisée, du point de vue de la délinquance et de la sécurité routière», s’est félicité le maire, qui avait fait de la sécurité une de ses grandes priorités il y a six ans. Selon la ville, entre 2001 et 2007, la délinquance sur les zones surveillées a baissé de 30 % à Saint-Jean (5e) et de 12 % à la Duchère (9e). Sur l’ensemble de Lyon, le nombre de faits délictueux a diminué de 20 % sur la même période. «Le dispositif coûte cher et son effet reste difficilement mesurable, relativisent les Verts. La vidéosurveillance sert surtout à lutter contre un sentiment d’insécurité.»

Au total, le dispositif, décrié au début, aura coûté 4,5 millions d’euros sur six ans. «La vidéosurveillance est un instrument de plus, qui permet un travail plus efficace avec les partenaires tels que la police ou les pompiers. Et jusqu’alors, aucune plainte n’a été déposée contre le fonctionnement du dispositif grâce à la création d’un collège d’éthique», s’est défendu Jean-François Chames, conseiller spécial auprès du maire pour la sécurité.

défibrillateurs
Pour une intervention plus rapide sur les malaises cardiaques constatés par les caméras, la ville a indiqué qu’elle allait bientôt installer des défibrillateurs automatiques sur les voies fréquentées. «Les minutes gagnées peuvent sauver des vies», a noté le maire.