Lyon: Des nouveautés à découvrir dès samedi au Musée des Confluences

CULTURE L'établissement présente de nouveaux objets pour faire tourner ses collections, remplaçant ceux qui risquent de s'abîmer rapidement...

Caroline Girardon

— 

Le Musée des Confluences, renouvelle une partie des objets exposés dans la salle des espèces, présentant un bison d'Europe et un cheval de Przewalski.
Le Musée des Confluences, renouvelle une partie des objets exposés dans la salle des espèces, présentant un bison d'Europe et un cheval de Przewalski. — C.Girardon / 20 Minutes

A genou sur le sol, pinceau à la main, Pauline retouche minutieusement l’animal en face d’elle : un cheval de Przewalski. « Je suis en train de lui remodeler les paupières, j’ai commencé par enlever tous les morceaux de colle autour de l’œil », explique-t-elle avec le sourire. L’objectif : « le faire ressembler le plus possible à un vrai animal et non un objet [pour] faire en sorte que le public ne réalise pas qu’il soit naturalisé. »

Cette pièce est l’une des deux grandes nouveautés d'« Espèces, la maille du vivant », l’une des quatre expositions permanentes du musée des Confluences de Lyon. Une exposition actuellement fermée au public, qui doit rouvrir samedi.

>> A lire aussi : Cinq anecdotes sur les collections du musée des Confluences

« Beaucoup de visiteurs l’ont vu depuis deux ans. 90 % d’entre eux ont adhéré au contenu et la mise en scène. Mais il nous fallait renouveler certaines choses », explique Yoan Cormier, en charge des expositions.

La salle accueillant les différentes pièces présentées a donc été fermée un mois. Le temps d’opérer une rotation des objets « qui ne peuvent pas rester éternellement ». « Passés un certain seuil d’exposition à la lumière, les animaux empaillés s’abîment », poursuit-il.

Deux espèces en voie d’extinction, réintroduites

Le Musée est donc allé piocher dans ses réserves pour présenter deux nouveaux pensionnaires, encore jamais montrés au public : le cheval de Przewalski et un bison d’Europe. « Ce sont deux espèces passées à deux doigts de l’extinction mais qui ont finalement été réintroduites et sauvées », dévoile Yoan Cormier.

>> A lire aussi : Qui sont les visiteurs du musée des Confluences?

Les inclure dans le parcours proposé est « une façon de muscler l’exposition et de terminer sur une note positive ». Avant le public quittait la salle avec des squelettes d’animaux, aujourd’hui disparus comme le Dodo ou le loup de Tasmanie.

Autre nouveauté : l’installation d’une application pédagogique autour du buisson du vivant. Présentée en avant-première en France, elle vise à aider les visiteurs à comprendre l’histoire de l’évolution des espèces. Les ramifications de ce buisson matérialisent les liens de parenté que partagent les êtres vivants. « On s’aperçoit par exemple que l’homme est beaucoup plus proche de la truite que la truite ne l’est du requin », sourit Yoan Cormier.