Déclassement de l'A6-A7: Les riverains de l'Est lyonnais redoutent une asphyxie

CIRCULATION Les riverains de l'est lyonnais ont manifesté pour dénoncer les conséquences du déclassement des autoroutes A6 et A7 à l'entrée de Lyon...

Caroline Girardon

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La rocade est de Lyon, régulièrement saturée, pourrait récupérer 16.000 véhicules de plus par jour, suite au déclassement des autoroutes A6 et A7 à l'entrée de Lyon.
La rocade est de Lyon, régulièrement saturée, pourrait récupérer 16.000 véhicules de plus par jour, suite au déclassement des autoroutes A6 et A7 à l'entrée de Lyon. — J.P Ksiazek / AFP

Une bonne solution pour les uns, une catastrophe pour les autres. Samedi, près de 250 voitures ont bloqué la Rocade Est de l’agglomération lyonnaise et 400 personnes ont manifesté afin de protester contre le déclassement de l’autoroute A6/A7 annoncé pour la fin de l’année.

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« Pour dévier le trafic, les solutions alternatives à l’étude prévoient l’élargissement de l’A46-Sud à 2x3 voies. Le trafic de transit serait ainsi exporté sur la rocade Est », redoute Gilles Renevier, président de Fracture, la Fédération Régionale des Associations Contre le Train en zone Urbaine et pour le Respect de l’Environnement.

16.000 véhicules supplémentaires par jour

« Cela reviendrait à absorber 16.000 véhicules supplémentaires par jour », poursuit-il sachant que 25.000 circulent déjà quotidiennement sur cet axe. « Sept autoroutes vont se rejoindre sur ce même tracé, déjà saturé ». Mécontents d’avoir « été mis devant le fait accompli » par Gérard Collomb, le président de la métropole qui « travaille tout seul dans son coin », les membres de l’association craignent surtout une asphyxie de leurs communes.

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« Cela va multiplier les bouchons. Au lieu de rouler à 70 kilomètres/heure, les automobilistes circuleront à 30 kms/h. Ce qui va augmenter la pollution », déplore-t-il. Et d’ajouter : « Même si projet pat d’une bonne intention, il n’y a eu aucune consultation publique. On se défausse sur les voisins de l’est de l’agglomération. Nous sommes bons à encaisser. On a déjà ramassé les carrières, les lignes à haute tension à un moment donné, le tracé du Cfal (contournement ferroviaire de l’agglomération lyonnaise) ».

« Pourquoi subir les nuisances dont ne voudront les Lyonnais ?, s’interroge Fabienne Marguiller, responsable de la communication de Fracture. Le Conseil métropolitain a voté en juin son Plan Oxygène pour lutter contre la pollution atmosphérique. Le problème c’est que les mesures bénéficieront uniquement à Lyon et ses alentours immédiatement proches. Pourtant ce Plan doit couvrir le périmètre de toute l’agglomération ».