Angers-ASSE: «On s'est dit les choses à la mi-temps...», avoue Pajot, après le succès des Verts

FOOTBALL Menés et complètement dépassés en première période, les Stéphanois ont renversé la situation dans le second acte et se sont imposés (1-2)...

David Phelippeau

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La joie de Pogba qui a égalisé pour l'ASSE.
La joie de Pogba qui a égalisé pour l'ASSE. — JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP

Christophe Galtier a dû trouver les mots tout en pointant les maux à la mi-temps. Ce dimanche, l’ ASSE (8e), qui restait sur deux points pris lors des trois derniers matchs de championnat, l’a emporté (1-2) à Angers après pourtant avoir réalisé une première période de piètre qualité.

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« On a commencé en retard le match, analyse le coach Galtier. On a ronronné et fait cadeau d’un penalty généreusement sifflé. On n’était pas dans le rythme, pas dans les duels, ni dans l’engagement. Tant bien que mal, on a su rester dans le match ou l’adversaire ne nous a pas enfoncés… »

Effectivement, c’est plutôt Angers, ultra-dominateur durant les 45 premières minutes, qui n’a pas su prendre ses distances avec une formation stéphanoise aux abois. Diédhiou a manqué un penalty (12e) ou plutôt Ruffier a encore été brillant pour le repousser. Même duel à la 41e minute alors que le SCO menait 1-0, avec le même vainqueur.

« Il vaut mieux gagner dans la difficulté comme ça »

« On a eu des bons échanges à la pause, pour remobiliser tout le monde, reconnaît Vincent Pajot. On s’est dit les choses, les titulaires ont pris la parole. On ne s’est pas affolés. » Sur un corner de Saivet, Pogba, seul au deuxième poteau, a fait exploser la colonie stéphanoise (59e, 1-1). Un but qui fait totalement basculer la physionomie de la rencontre. « J’ai aimé l’esprit de révolte dans le vestiaire et sur le terrain, poursuit le coach des Verts. Ce qu’on s’est dit à la pause a été suivi par des actes et c’était important. » Tanane a doublé la mise (77e) sur un petit exploit individuel (1-2). A la 90e, Roux aurait même pu donner plus d’ampleur à ce succès s’il n’avait pas manqué son face-à-face.

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« Il vaut mieux gagner dans la difficulté comme ça, car ça ne nous met pas de papillons dans la tête, conclut Galtier. Il faut toujours être à 150 % pour gagner, c’est comme ça qu’on a été en deuxième période. » Et éviter d’être toujours à 10 % en première mi-temps lors de ses prochains rendez-vous (réception de Marseille et déplacement à Rennes), sous peine de subir de grosses déconvenues.