Lyon: Toujours entre la vie et la mort pour avoir défendu un couple qui s'embrassait

FAITS DIVERS Le jeune homme de 20 ans a reçu une pluie de coups de béquille, son agresseur présumé de 17 ans a été arrêté...

C.G.

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Le quartier de la Part Dieu de Lyon, le 17 aout 2011. CYRIL VILLEMAIN/20 MINUTES
Le quartier de la Part Dieu de Lyon, le 17 aout 2011. CYRIL VILLEMAIN/20 MINUTES — c. VILLEMAIN / 20 MINUTES

Son pronostic vital est encore engagé en ce début de semaine. Le jeune homme de 20 ans, tabassé vendredi dans le quartier de la Part-Dieu à Lyon, est toujours dans le coma. Son agresseur présumé, âgé de 17 ans, doit être présenté au parquet des mineurs de Lyon ce lundi pour l’avoir tabassé et laissé pour mort.

Tout a commencé le 11 novembre vers 18 heures par un simple baiser échangé par un couple d’une quarantaine d’années à un arrêt de bus proche du centre commercial. La scène déplaît à un groupes de jeunes, visiblement prêt à en découdre.

Pris à partie par les ados, les amoureux ne se laissent pas faire. Le ton monte. C’est alors que le Vénissian de 20 ans, ayant assisté à la scène, décide d’intervenir pour calmer les esprits et venir en aide au couple. La situation dégénère alors rapidement. Des coups sont échangés.

Une pluie de coups de béquille

Alors qu’il s’installe tranquillement dans le bus, arrivé entre-temps, pensant que les tensions sont retombées, le garçon reçoit une pluie de coups de béquille sur le crâne avant de s’écrouler au sol et de convulser.

Le couple chahuté quelques minutes plus tôt, lui porte secours. Dans un état désespéré, la victime est transportée en urgence à Edouard-Herriot puis à l’hôpital neuro-cardiologique de Bron où elle est opérée dans la nuit d’un hématome cérébral.

Il reconnaît les faits

Samedi, son agresseur présumé, un adolescent de 17 ans sans domicile fixe, a été interpellé dans le centre commercial, après avoir été repéré sur les caméras de vidéosurveillance.

Ce dernier, déjà connu des services de police, a reconnu les faits de «violences volontaires avec arme» lors de sa garde à vue, selon la direction départementale de la sécurité publique du Rhône. Les autres jeunes présents au moment de l’agression n’ont pas été retrouvés.