Juventus-OL: On vous dévoile les cinq ingrédients du réveil lyonnais à Turin

FOOTBALL Moins de deux semaines après avoir touché le fond en Ligue 1 face à Guingamp (1-3), les Lyonnais ont obtenu un nul inespéré (1-1) contre la Juve, mercredi en Ligue des champions…

Jérémy Laugier

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Les Lyonnais ont notamment fait preuve d'une belle solidarité mercredi à Turin.
Les Lyonnais ont notamment fait preuve d'une belle solidarité mercredi à Turin. — Alessandro Di Marco/AP/SIPA

De notre envoyé spécial à Turin

Cette fois, l’OL est « sur le bon chemin ». C’est Bruno Genesio qui l’assure. Son jeune défenseur Mouctar Diakhaby (19 ans) s’enflamme même en évoquant « un match référence » après le nul (1-1) obtenu mercredi à Turin en Ligue des champions. Comment Lyon a-t-il pu passer en moins de deux semaines d’un énorme couac contre Guingamp (1-3) à une telle performance au Juventus Stadium ? Voici cinq pistes sérieuses, à en croire joueurs et coach mercredi.

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L’état d’esprit a changé. Joueur qui compte (de plus en plus) dans le vestiaire, Alexandre Lacazette n’hésite pas un instant quand on lui demande ce qui a surtout changé depuis le succès à Toulouse (1-2) samedi : « Tout le monde s’est remis en cause, tout simplement. On a compris qu’il fallait défendre tous ensemble ». « On s’est posé les bonnes questions », confirme le capitaine lyonnais Maxime Gonalons.

« Il y a eu un changement d’état d’esprit, précise Corentin Tolisso, auteur de l’égalisation en fin de rencontre à Turin. Précédemment, on aurait peut-être un peu abandonné (à 0-1). Aujourd'hui, on est resté soudés, tous ensemble, dans le projet de jeu du coach. »

La confiance est de retour. La deuxième mi-temps cataclysmique des Lyonnais face à Guingamp (1-3 le 22 octobre) a semblé bien loin mercredi. « On savait qu’on était capables d’une performance comme celle réalisée à Turin, assure Sergi Darder. Mais quand tu n’as pas de confiance, c’est compliqué. »

Savoir renverser une situation mal embarquée face au vainqueur des cinq derniers titres en Serie A a de quoi inverser cette spirale négative. « On a réussi à faire courir cette équipe de la Juve et à la faire douter sur son terrain, ce qui n’est pas chose aisée », apprécie d’ailleurs Bruno Genesio.

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L’exigence est encore là. On imaginait bien l’OL bondir au plafond mercredi après avoir conjuré le sort de trois défaites du genre « si près, si loin » contre la Juve depuis 2014. Comme quoi Bruno Genesio parvient encore à nous surprendre. « Il y a un peu de déception car il y avait la place pour faire mieux, estime l’entraîneur lyonnais. Je suis même assez déçu ce soir de n’avoir pris qu’un seul point sur l’ensemble des deux matchs contre cette équipe. »

L’équipe se fait enfin violence. Bruno Genesio en avait fait des tonnes sur la dimension physique à mettre dans le déplacement à Toulouse samedi dernier, à coups de « Avant de jouer, on doit combattre ». « Nous avons été très forts au niveau athlétique à Toulouse comme ce soir », constate Corentin Tolisso. Son association avec Maxime Gonalons, extrêmement conquérant à Turin, a fait beaucoup de bien dans le cœur du jeu face à un profil plus frêle comme celui de Miralem Pjanic. Ça fait bien longtemps que l’OL n’avait pas mis en avant un tel impact physique, comme cela a été le cas en deuxième mi-temps au Juventus Stadium.

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L’OL peut s’appuyer sur sa « remontada » de la saison passée. Lyon n’a pas besoin de dépoussiérer ses archives s’il veut être optimiste afin de redresser une situation délicate, tant en Ligue 1 (8e) qu’en Ligue des champions (3e du groupe). Le remarquable parcours entre janvier et mai 2016 (39 points en 19 journées) à l’arrivée de Bruno Genesio comme entraîneur principal avait permis à l’OL de passer de la 9e à la 2e place en championnat.

Un élan à enfin retrouver, six mois plus tard. « Je me souviens comment notre réussite avait tourné la saison passée, à l’image d’un match contre Ajaccio (2-1). Ça va revenir cette fois aussi », annonce fermement Sergi Darder. Il n’y a plus qu’à…