Lyon cultive une discrétion capitale

Carole Bianchi - ©2007 20 minutes

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Pour la fête populaire, il faudra encore patienter... Alors que Toulouse organisait une grande manifestation publique samedi dernier pour annoncer l'officialisation de sa candidature au titre de capitale européenne de la culture en 2013, Lyon a choisi la discrétion. Inutile de faire du « tintamarre », selon Patrice Béghain, adjoint en charge de la Culture à la ville, qui a dévoilé hier les grands axes du projet intitulé Lyon 2013, terre de confluences. « En l'espace de dix-huit mois, nous avons organisé plus de 150 réunions de travail et impliqué dans ce projet 7 000 acteurs de différents milieux comme la recherche, l'éducation, les transports, a justifié Anne Grumet, responsable du pilotage de l'organisation. Prévoir une mobilisation populaire maintenant est un contresens car nous n'aurons pas les mêmes personnes en face de nous dans six ans. »

Le programme des manifestations sera élaboré après la première phase de sélection qui doit s'achever fin décembre. Mais l'idée sera « de faire de la ville un cadeau à tous ceux qui veulent se l'approprier, avec un accent mis sur les cultures numériques », a expliqué Vincent Carry, conseiller artistique pour la candidature et directeur des Nuits sonores. Dans quelques semaines, un directeur artistique lyonnais sera désigné pour porter le projet dans un contexte politique délicat avec l'échéance des élections municipales en mars 2008. Le jury, composé pour moitié de personnalités désignées par le gouvernement français, aura en effet à choisir avant fin 2008 entre Marseille, Nice, Bordeaux, Strasbourg, Toulouse et Saint-Etienne, six villes UMP, et Lyon, l'unique ville PS.