Bénéficiaires du RSA : Laurent Wauquiez veut « siffler la fin de la récré »

EMPLOI Le président (LR) de la région Auvergne-Rhône-Alpes lance un dispositif expérimental de retour à l’emploi. Les bénéficiaires du RSA toucheront plus d’argent en formation mais devront s’acquitter de devoirs…

Caroline Girardon

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Laurent Wauquiez , président de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Credit:CHAMUSSY/SIPA
Laurent Wauquiez , président de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Credit:CHAMUSSY/SIPA — SIPA

« Il s’agit de faire plus pour ceux qui veulent s’en sortir et arrêter de fermer les yeux pour ceux qui profitent du système. » Laurent Wauquiez, président (LR) de la région Auvergne-Rhône-Alpes a signé jeudi une convention RSA avec dix des douze départements.

Ensemble, ils se sont engagés à mener une expérimentation pendant deux ans afin de faciliter le retour à l’emploi des bénéficiaires du RSA… les plus motivés.

Des secteurs qui peinent à recruter

Les volontaires, choisis au préalable par des travailleurs sociaux, se verront proposer une formation dans des secteurs qui peinent actuellement à recruter : le numérique, les services à la personne, l’agroalimentaire, la sidérurgie, la métallurgie ou encore la plasturgie.

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« On sait que ce sont des métiers où il y a du travail à l’arrivée. On ne présente pas de stage parking comme ceux du plan Hollande », claironne Laurent Wauquiez. Les bénéficiaires, et c’est là la nouveauté, percevront en plus de leur RSA, 400 euros d’indemnités de formation par mois.

En contrepartie, ils devront s’acquitter de « devoirs », annonce la Région, comme aller au bout de la formation et ne pas refuser plus d’une fois l’offre proposée. Sinon, pour « ceux qui tirent sur la corde », ça sera « la fin de la récré », prévient Laurent Wauquiez, désireux de « remettre de la rigueur ».

La gratuité des transports régionaux menacée

« Les indemnités de formation seront supprimées. On mettra fin également à la gratuité des transports régionaux », menace l’élu qui se défend de vouloir « faire le buzz médiatique ». Et d’ajouter au sujet de ces mesures restrictives : « Nous restons dans les clous de la loi. »

Ce dispositif expérimental devrait coûter entre deux et quatre millions d’euros à la Région. Un premier bilan sera effectué à l’été 2017.