Lyon: Prison avec sursis pour un chauffeur TCL interpellé ivre au volant de son bus

JUSTICE L'homme a été licencié depuis...

E.F.

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Le palais de justice de Lyon Illustration.
Le palais de justice de Lyon Illustration. — E. Frisullo / 20 Minutes

Son inconscience, en plein contrôle judiciaire, aurait pu lui valoir une peine encore plus sévère. Vendredi, un ancien conducteur de bus TCL, âgé d’une quarantaine d’années, a été condamné à dix mois de prison avec sursis à Lyon et à quatre mois de suspension de permis pour avoir fait vivre un trajet cauchemardesque à une trentaine de passagers le 8 février 2015.

Ce soir-là, vers minuit, le chauffeur effectue son dernier trajet de la journée, sur la ligne C12, qui relie la place Bellecour à Vénissieux. Rapidement, les usagers comprennent que quelque chose ne tourne par rond. En plein centre-ville, le bus circule à une vitesse très excessive, zigzague. Le conducteur, âgé d’une quarantaine d’années, roule toutes portes ouvertes et finit par griller un feu rouge. Les passagers commencent à craindre une issue dramatique, lorsque, arrivé route de Vienne, le bus est immobilisé et le chauffeur interpellé.

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Des difficultés personnelles

Les analyses toxicologiques réalisées révéleront alors un fort taux d’alcoolémie. Le conducteur roulait avec 2.61 grammes d’alcool par litre de sang, soit cinq fois plus que la limite autorisée. L’homme, qui ne se souvient pas du trajet paniquant qu’il vient d’imposer à ses passagers, reconnaît alors avoir consommé une bouteille entière de whisky depuis sa prise de service, quelques heures plus tôt.

Au tribunal, le quadrégénaire, licencié depuis par Keolis, gestionnaire du réseau TCL, a expliqué qu’au moment des faits il vivait une situation difficile, marquée par des problèmes personnels et financiers, relate Le Progrès. Ce père de famille, condamné par le passé pour conduite sous l’emprise de stupéfiants, était sous contrôle judiciaire le soir de son interpellation. Un contrôle qu’il avait respecté à la lettre jusqu’alors, incitant sans doute les magistrats à préférer une condamnation avec sursis plutôt que de la prison ferme.