Pédophilie à Lyon: Le pourvoi en cassation du père Preynat rejeté

INFO 20 MINUTES Selon nos informations, la cour de cassation a estimé que les faits reprochés au curé lyonnais n’étaient pas prescrits…

C.G.

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Illustration de la basilique de Fourvière à Lyon.
Illustration de la basilique de Fourvière à Lyon. — Elisa Frisullo / 20 Minutes

Le père Preynat, curé du diocèse de Lyon, accusé de pédophilie, va devoir rendre compte de ses actes devant la justice. La cour de cassation a rejeté son pourvoi le mardi 11 octobre, selon nos informations.

La juridiction suprême a estimé que les faits présumés d’abus sexuels perpétrés, il y a plus de 25 ans, sur d’anciens scouts de Sainte-Foy-les-Lyon, n’étaient pas prescrits. La cour confirme ainsi l’arrêt rendu le 10 juin par la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Lyon.

« Lors de l’audience nous avons fait valoir nos arguments sur la non-prescription des faits. La cour nous a donné raison. Nous nous réjouissons de cette décision », a réagi Emmanuelle Haziza, avocate de l’une des victimes présumées.

Vers l’ouverture d’un procès

« Il va pouvoir y avoir un procès. Nous n’étions guère inquiets quant à la décision de la cour de cassation. La cour d’appel et le juge d’instruction s’étaient déjà prononcés dans le même sens avant », explique François Devaux, président de la Parole Libérée, l’association des victimes, qui a fait éclater l’affaire.

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« Moralement, c’est très étonnant pour un homme qui a avoué et qui sait le mal qu’il a fait, de vouloir fuir la justice à ce point », insiste François Devaux. Et d’ajouter : « C’est encore plus surprenant de voir le cardinal Barbarin ne pas dénoncer cela, ni se battre à nos côtés ».

« Pas l’intention de retarder les choses »

Contacté par 20 Minutes, Frédéric Doyez, l’avocat du père Preynat confirme qu'« un procès public aura bien lieu ».

« Mon client avait demandé que la question de la prescription soit examinée immédiatement. La cour de cassation a répondu non. Ce qui ne veut pas dire que les faits ne sont pas prescrits. Cela signifie juste que la question n’a pas encore été tranchée et que l’instruction se poursuit », estime-t-il.

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Selon l’avocat, le curé n’a jamais eu l’intention « de retarder le cours de choses ».