Lyon: L'heure est à la mobilisation pour défendre l'avenir de l'hôpital Henry-Gabrielle

SANTE Le site, spécialisé dans la rééducation des personnes lourdement handicapées, devrait fermer en 2021 pour déménager dans les locaux de l’hôpital Desgenettes…

Caroline Girardon
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Les salariés de l'hôpital Henry Gabrielle s'étaient déjà mobilisés en 2012.
Les salariés de l'hôpital Henry Gabrielle s'étaient déjà mobilisés en 2012. — P. Fayolle / Sipa

Un pique-nique pour convaincre du bien-fondé de leurs démarches. Les syndicats appellent les équipes de l’, les patients et leur famille à se mobiliser mardi contre la fermeture du site, programmée à l’horizon 2021.

Ils prévoient d’organiser l’événement dans le parc de l’établissement, situé à Saint-Genis-Laval (Rhône). « Tout est encore possible », espèrent-ils.


En juin la direction des a annoncé que, dans cinq ans, les activités (rééducation de personnes lourdement handicapées) seraient transférées dans les locaux de  , dans le 3e arrondissement. Des locaux vacants puisque ce dernier aura déjà déménagé ses services de chirurgie et d’anesthésie-réanimation à Edouard-Herriot.

« S’implanter dans le centre-ville »

« Pour nous, c’est un vrai plus. On a une opportunité incroyable de venir s’implanter dans le centre-ville de Lyon », estime Sabrina Grossi, directrice déléguée d’Henry-Gabrielle. « C’est une chance pour les familles qui viennent souvent de loin. Le site actuel est mal desservi par les transports en commun », poursuit-elle.

« Oui, mais il possède un parking contrairement à Desgenettes », répond Didier Machou, délégué CGT. « Il faut voir que la rééducation va pouvoir s’implanter au cœur de la ville de Lyon. Il n’y a pas de service dédié pour l’instant. Et nous allons pouvoir nous rapprocher des plateaux techniques de Grange-Blanche. Et puis, il faut admettre que le site actuel est trop vétuste », appuie Sabrina Grossi.

Un parc aux vertus thérapeutiques

Les HCL ont d’ailleurs estimé que la rénovation reviendrait à 45 millions d’euros. Beaucoup trop. Le transfert à Desgnettes est évalué à 30 millions d’euros.

« On aurait pu consentir à plus d’efforts en répartissant les travaux dès maintenant. Nous sommes dotés d’un étang et d’un parc magnifique. Il ne faut pas négliger leurs effets. Ils font partie du soin. Les patients nous le disent : cela leur permet de ressourcer », explique Didier Machou. Une vertu que reconnaît Sabrina Grossi : « On envisage de passer une convention avec le Vinatier afin d’utiliser leur parc. »