Lyon: La région met aussi la main au portefeuille pour le musée des tissus

CULTURE La Région Auvergne-Rhône-Alpes est prête à mettre cinq millions d’euros sur la table pour de l’investissement et non du fonctionnement…

M.L. avec AFP
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Le musée des Tissus de Lyon pourrait définitivement fermer à la fin de l'année 2016.
Le musée des Tissus de Lyon pourrait définitivement fermer à la fin de l'année 2016. — JEFF PACHOUD AFP

Samedi, la région Auvergne-Rhône-Alpes se dit prête à investir cinq millions d’euros dans le , menacé de fermeture. Cette   qui s’est engagé, vendredi, à subventionner en partie le Musée à hauteur de 300.000 euros par an pendant trois ans.

Investissement et non fonctionnement

« La Région Auvergne-Rhône-Alpes, même si ce n’est pas son cœur de compétence, est prête à s’engager pour contribuer à un investissement à hauteur de cinq millions d’euros pour élaborer un projet de nature à faire vivre ces collections », écrit son président Laurent Wauquiez (LR) dans une lettre adressée à la ministre de la Culture Audrey Azoulay, datée de vendredi. Il a toutefois précisé que les fonds de la région ne seraient pas alloués au budget de fonctionnement.


Vendredi, le gouvernement avait fait un premier pas dans ce dossier, en négociations depuis plusieurs mois entre l’État, les collectivités locales et la Chambre de commerce et d’industrie de Lyon. Le ministère de la Culture « est disposé à s’engager à aider sur les trois années à venir le fonctionnement du musée, à subvention égale avec celle respectivement de la ville et la région, jusqu’à 300.000 euros par an », a indiqué Audrey Azoulay dans un courrier au préfet du Rhône.

Les frais de fonctionnement de cet établissement, qui renferme la plus belle collection de tissus au monde, s’élèvent entre 1,5 et 1,7 million d’euros par an. Une rénovation des locaux et une modernisation de la muséographie sont également nécessaires.

Implanté dans l’ancienne capitale de la soie, ce musée a toujours été , un mode de fonctionnement unique en France. Mais dans un contexte budgétaire tendu, la CCI ne veut plus en avoir la charge.