Lyon: L’Etat prêt à investir 300.000 euros par an dans le Musée des Tissus

SAUVETAGE Les collectivités s'étaient mises d'accord au début de l'été sur une solution pour sauver l'établissement. Depuis, plus rien. Le dossier est au point mort...

C.G. avec AFP

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Le dossier concernant le sauvetage du musée des Tissus est au point mort.
Le dossier concernant le sauvetage du musée des Tissus est au point mort. — Jeff Pachoud / AFP

Une façon de faire pression sur la région et la Métropole ? Ou de vouloir vraiment préserver un patrimoine inestimable ? L’Etat a annoncé vendredi qu’il était prêt à faire un effort pour sauverle Musée des tissus de Lyon, menacé de fermeture.

Il accepte d’investir 300.000 euros dans l’établissement à une condition : que la mairie de Lyon et la région fassent de même.

Aucun scénario trouvé malgré de belles promesses

Jusque-là, aucun scénario concret n’a été trouvé pour sauver le musée, qui abrite vraisemblablement la plus belle collection de tissus au monde. La CCI, chambre de commerce et d’industrie, propriétaire des lieux, a fait savoir au mois de décembre qu’elle ne voulait plus en avoir la charge, ne pouvant plus assumer le coût de fonctionnement.

Elle s’était engagée à laisser le musée ouvert jusqu’à la fin de l’année, demandant en contrepartie l’aide financière des autres collectivités.

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La région avait déclaré dans un premier temps qu’elle était prête à mettre l’argent nécessaire sur la table, emboîtant le pas à la Métropole.

Ils avaient ensuite trouvé un accord au début de l’été sur l’idée de confier la gestion de cet inestimable musée à une association. Mais depuis, rien ! « La balle est dans le camp de l’Etat, de la métropole de Lyon et de la région », s’est agacé en début de semaine, le président de la CCI, Emmanuel Imberton.

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Vendredi, la ministre de la Culture, Audrey Azoulay, a écrit à ses partenaires locaux. Le ministère « est disposé à s’engager à aider sur les trois années à venir le fonctionnement du musée, à subvention égale avec celle respectivement de la ville et la région, jusqu’à 300.000 euros par an ».