«La cage», film d'animation d'un Lyonnais, enchaîne les festivals

ANIMATION Ce court-métrage sera diffusé en salle à partir d’avril 2017…

Elisa Frisullo

— 

La cage est un film d'animation écrit et réalisé par Loïc Bruyère, un auteur réalisateur Lyonnais de 37 ans.
La cage est un film d'animation écrit et réalisé par Loïc Bruyère, un auteur réalisateur Lyonnais de 37 ans. — Folimage

En réalisant ce film, Loïc Bruyère était avant tout guidé par l’envie de faire plaisir à ses filles. Quatre ans après avoir couché sur papier les premières lignes de son histoire, ce Lyonnais de 37 ans a largement relevé le défi puisque son court-métrage d’animation La Cage, coproduit par le studio Folimage dans la Drôme et l’école Aries, a déjà été sélectionné dans une trentaine de festivals, en France et à l’étranger.

En arriver là, pourtant, n’a pas été une mince affaire pour ce trentenaire touche à tout, auteur de la série humoristique d’animation pour enfants Nuts nuts nuts produite par Milimage et diffusée en 2011 sur Canal Family. De longs mois de travail ont été nécessaires pour donner vie à La Cage, une histoire née dans l’imaginaire de l’auteur, réalisateur et infographiste, au cours d’une épreuve personnelle. « Suite à de gros problèmes de dos, je me suis retrouvé à ne rien pouvoir faire, à ne presque pas pouvoir bouger pendant un an », se souvient Loïc Bruyère.

>> A lire aussi : «Neige et les arbres magiques», quand les petits emmènenet les grands au cinéma

Un financement difficile à obtenir

Le jeune homme tourne en rond, comme les ours qu’il allait voir, petit, au zoo du parc de la Tête d’Or, à Lyon. Très vite, les idées s’enchaînent et le récit prend vie. Le court-métrage raconte l’amitié entre deux « cabossés de la vie », explique Loïc. Une rencontre entre un ours, pataud, coincé dans sa cage, et un oiseau tombé du nid, qui ne sait pas voler.

Pour réaliser son film, Loïc se met en quête de financement. Il répond à l’appel à projet du festival d’animations d’Annecy, mais son film n’est pas retenu. Folimage, enthousiaste, le contacte alors. Mais les choses se corsent encore lorsque le Centre national de l’animation et du cinéma refuse de subventionner en partie le film.

>> A lire aussi : Dans le secret du cartoon

« C’était trop pour les enfants selon ce qu’on m’a alors expliqué », se souvient Loïc. Encouragé par le studio d’animation drômois et aidé financièrement par l’école de 3D, d’animation et design graphique Aries où il enseigne, le trentenaire, va alors réaliser son film de A à Z, chez lui. Pour la narration musicale accompagnant les images, il s’entoure du compositeur Romain Trouillet, qui fait évoluer les personnages sur des airs de charleston, et du chanteur André Minvielle.

Projeté aux quatre coins du monde

La version finale du court-métrage de 6 minutes séduit et les bonnes nouvelles s’enchaînent. Aux Etats-Unis, en Russie, au Canada, en Suisse, au Portugal, en Angleterre, en Inde, en Hongrie, mais aussi à Brest ou à Evreux, le film est sélectionné pour être projeté ou pour concourir en vue d’être primé.

« C’est une grande fierté ces sélections officielles. Cela va nous donner de la visibilité. Ottawa, c’est le pendant américain du festival d’Annecy. C’est génial pour moi car mes références viennent beaucoup de l’animation américaine », ajoute le Lyonnais, qui a récemment assisté à la projection de son court-métrage au festival Plein la Bobine de la Bourboule (Puy-de-Dôme).

« Sur le morceau de fin, les 200 enfants se sont mis à danser sur leur fauteuil. C’est assez inattendu et magique de voir cela quand tu fais ce métier », ajoute ce Lyonnais, dont le film sera visible en salles en avril.