Émeutes de Moirans: Des condamnations allant jusqu'à deux ans de prison ferme

JUSTICE Onze prévenus ont été condamnés, une relaxe a été prononcée...

E.F. avec AFP

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Les accusés des émeutes de Moirans nient leur implication et affichent leur non chalance aun trbunal.  / AFP PHOTO / JEAN PIERRE CLATOT
Les accusés des émeutes de Moirans nient leur implication et affichent leur non chalance aun trbunal. / AFP PHOTO / JEAN PIERRE CLATOT — AFP

Des peines bien en-deçà de celles encourues, mais supérieures aux réquisitions du parquet. Ce mercredi, onze prévenus, qui encouraient jusqu'à dix ans de prison, ont été condamnés à des peines allant jusqu’à deux ans ferme par le tribunal correctionnel de Grenoble, en Isère, pour leur participation aux émeutes de Moirans qui avaient entraîné une vive polémique à l’automne 2015.

Un prévenu a été relaxé au bénéfice du doute. Huit personnes ont écopé de peines de prison ferme (de six mois à deux ans), tandis que trois autres ont été condamnées à du sursis.

Jeudi dernier, au dernier jour du procès, au cours duquel la plupart des suspects, âgés de 18 ans à 58 ans, ont nié leur participation aux émeutes du 20 octobre 2015, le vice-procureur Michel Coste n’avait requis de peine ferme qu’à l’encontre de trois d’entre eux, réclamant du sursis pour les neuf autres.

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Le « visage de Marianne », symbole de la République, a été « bafoué » et « sali » lors de ce jour d’émeutes, avait lancé le magistrat dans un réquisitoire salué pour sa « mansuétude » par la défense mais critiqué pour son « laxisme » par les parties civiles.

Un préjudice évalué à 400.000 euros

Le 20 octobre 2015, plusieurs dizaines d’émeutiers avaient incendié des pneus, palettes et voitures sur une route départementale et bloqué la ligne SNCF Lyon-Grenoble en y jetant des voitures brûlées. Ils protestaient contre le refus d’un juge d’autoriser la sortie de prison de Mike Vinterstein, 24 ans, appartenant à la communauté des gens du voyage, pour assister aux obsèques de son frère de 17 ans.

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Il avait fallu de longues heures aux forces de l’ordre pour rétablir le calme et aucune interpellation n’avait eu lieu le jour des faits, ce qui avait valu au gouvernement d’être taxé de « laxisme » par l’opposition. Trente-cinq véhicules avaient été incendiés et 257 trains retardés ou annulés, pour un préjudice total évalué à plus de 400.000 euros.

Dans une affaire similaire, dix personnes de la communauté des gens du voyage, soupçonnées d’avoir bloqué l’autoroute A1 fin août 2015 près de Roye (Somme), avaient été condamnées à des peines allant jusqu’à 18 mois de prison ferme, et deux avaient été relaxées.