La ministre du Logement Emmanuelle Cosse à Paris, le 2 mai 2016
La ministre du Logement Emmanuelle Cosse à Paris, le 2 mai 2016 — Geoffroy Van der Hasselt AFP

POLEMIQUE

Accueil des migrants : Laurent Wauquiez taclé par la ministre du Logement

Elle estime que l'attitude du chef de la région Auvergne Rhône-Alpes est «nauséabonde»...

Ses propos n’en finissent plus de faire réagir… La ministre du Logement Emmanuelle Cosse a estimé mercredi matin que l’attitude de Laurent Wauquiez, qui s’est opposé à la décision du gouvernement de répartir les migrants de la jungle de Calais sur l’ensemble du territoire, est « nauséabonde ».

Le président de la région Auvergne Rhône-Alpes, également président par intérim du parti Les Républicains, a lancé mi-septembre une pétition pour dire « non à la création de « jungles » sur l’ensemble du territoire national ». Il a aussi appelé les maires de sa région à s’opposer à l’accueil des migrants.

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« Les propos qu’il a tenus sont absolument inadmissibles », a déclaré Mme Cosse au micro de France Inter. « Et surtout le fait qu’un président de région, élu de la Nation, se mette en dehors des règles de la République en appelant à la fronde contre l’Etat, c’est vraiment une manière de faire de la politique et surtout d’utiliser ce sujet pour une campagne électorale qui est absolument nauséabonde », a-t-elle ajouté.

« Ma responsabilité est de sortir ces gens des camps d’infortune »

La ministre du Logement avait auparavant indiqué qu’elle pouvait « comprendre que des personnes ne soient pas d’accord avec ce qu’on fait ». « Sauf que la réalité aujourd’hui c’est qu’on a des personnes qui sont en France parce que c’est elles qui ont été victimes de violence, de guerres, de conflits armés, de famine et elles sont venues en Europe pour leur survie. Notre responsabilité en tant qu’Etat, ma responsabilité en tant que ministre du Logement, est de sortir ces gens des camps d’infortune dans lesquels ils sont aujourd’hui », a-t-elle déclaré.

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Lundi, le président de la République François Hollande a martelé à Calais sa détermination à démanteler « entièrement, rapidement, c’est-à-dire d’ici la fin de l’année », le campement de la jungle où s’entassent « au moins 7.000 personnes » et le gouvernement cherche des milliers de places en régions pour les héberger.

Agitant le chiffon de « mini-Calais » ou de « mini-campements », la fraction la plus droitière des Républicains, emmenée par Nicolas Sarkozy et Laurent Wauquiez, refuse ce plan gouvernemental.