Lyon: L'Auditorium plongé dans la galaxie «Star Wars» le temps de trois concerts

CULTURE L’établissement proposera un spectacle sons et lumières à l’occasion de trois spectacles sur le thème de « Star Wars » du 29 septembre au 1er octobre…

Caroline Girardon

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Auditorium de Lyon
Auditorium de Lyon — D. Duchon - Doris / ONL

Vous ne serez pas aux commandes du vaisseau amiral mais presque. A partir du 29 septembre et pour trois soirs, l’auditorium de Lyon vous emmènera dans une nouvelle galaxie, à l’occasion de trois concerts placés sous le signe de Star Wars.

Sur scène, les 98 musiciens de l’orchestre national de Lyon interpréteront les plus grands airs de la célèbre saga, composés par John Williams tandis que le public sera plongé dans une atmosphère galactique. Pour cela, l’établissement a fait appel à la canadienne D.M Wood, une spécialiste de l’éclairage d’opéra.

Machines à brouillard et lasers

Quatre-vingt-dix-sept projecteurs mobiles seront spécialement installés dans l’amphithéâtre ainsi que des machines à brouillard et des lasers. De quoi frissonner en imaginant Dark Vador sortant de sa navette sur le thème de la Marche impériale.

Pas d’images projetées comme lors des traditionnels ciné-concerts organisés par l’établissement, les spectateurs devront se laisser emporter par la musique uniquement. « Cette dernière fait partie intégrante d’un film. Elle produit le même effet que les images la plupart du temps », observe Denis Bretin, secrétaire générale de l’auditorium.

Mais surtout, l’homme sait que le thème deLa Guerre des étoiles est porteur. Lors de la fête de la musique 2015, plus de 4.000 personnes s’étaient rassemblées sur le parvis de l’Auditorium.

Là, 2.100 billets ont été vendus la première journée de mise en vente des places. Soit l’équivalent du nombre de sièges dans l’établissement. Les autres ont suivie rapidement. L’événement est déjà complet.

« La meilleure façon de faire découvrir un orchestre symphonique, c’est de croiser les disciplines », souligne Denis Bretin. L’auditorium continue ainsi son travail : montrer un autre visage. « Au début, on croit que la musique classique, c’est pour les vieux. Mais quand on y a accès, on change d’avis. Mozart aussi, a eu 20 ans. Il était aussi créatif à son époque que l’a été Kurt Cobain ! »

Ciné-concerts, apéros Facebook, concerts destinés uniquement aux jeunes (4 euros pour les moins de 28 ans), spectacle avec des artistes décalés comme Cameron Carpenter… l’audace paie.

« On sent que ça mord. Nous avons enregistré 17 % d’abonnements en plus à la rentrée par rapport à l’année précédente, à la même période. Et l’année d’avant, nous avions déjà une hausse de 15 %. Nous étions passés de 160.000 spectateurs à 250.000 sur une saison », conclut Denis Bertin.