Ligue des champions: On vous dit pourquoi l'OL ne sera pas ridicule ce coup-ci

FOOTBALL Au vu du très propre 3-0 infligé mercredi au Dinamo Zagreb, le club lyonnais a au moins cinq raisons de croire en une bien meilleure campagne européenne qu'en 2015-2016...

Jérémy Laugier
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A l'image de Maxwel Cornet, très présent mercredi face au Dinamo Zagreb, l'OL a sérieusement élevé son niveau d'intensité par rapport à la précédente campagne européenne.
A l'image de Maxwel Cornet, très présent mercredi face au Dinamo Zagreb, l'OL a sérieusement élevé son niveau d'intensité par rapport à la précédente campagne européenne. — JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP

Le jour et la nuit. Malmenés d’emblée dans les intentions de jeu et surtout dans les duels pour leurs débuts en Ligue des champions la saison passée à La Gantoise (1-1), les Lyonnais ont parfaitement rectifié le tir mercredi (3-0 face au Dinamo Zagreb), pour l’entame de leur campagne européenne 2015-2016. Le tout en ne travaillant que pendant deux jours avec Bruno Genesio un système de jeu inédit en 3-5-1-1. Dans « une ambiance pesante » qui plus est, d’après Corentin Tolisso, suite aux deux revers concédés en Ligue 1.

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1. Ils ont (douloureusement) appris l’an passé

Entre un penalty de la gagne manqué par Lacazette à La Gantoise (1-1), des vendanges à tout va contre Valence (0-1), ou encore un but concédé dès la 3e minute de jeu à Saint-Pétersbourg (3-1), l'OL n’a rien fait pour exister dans la précédente Ligue des champions, conclue avec seulement trois points en six matchs.

« Pour la plupart d’entre nous, c’était la première participation à la Ligue des champions, a rappelé mercredi Jordan Ferri, auteur du deuxième but mercredi contre le Dinamo Zagreb. On reste une jeune équipe donc on s’est servi de tout ce qui s’est passé l’an dernier pour ne pas reproduire les mêmes erreurs. » Jusque-là, tout va (presque) pour le mieux avant un périlleux déplacement à Séville le 27 septembre.

2. Ils ne se réfugient plus derrière les blessures

Jean-Michel Aulas n’avait pas mis longtemps avant de pointer la grave blessure au genou de Nabil Fekir, au cœur de l’automne 2015, pour justifier le fiasco européen qui se dessinait. Il semblait alors inconcevable qu’un plan B tenant la route puisse être activé pour pallier l’absence de son joueur le plus créatif.

Malgré l’interminable liste actuelle de blessés, de Lacazette à Fekir en passant par Jallet et Valbuena, l’OL a sobrement préparé son retour en C1. Il n’y a que sur les réseaux sociaux que le club a abandonné cette semaine la (judicieuse) carte du profil bas.

3. Le « formidable outil » change tout

OK, ils étaient systématiquement plus de 30.000 spectateurs pour les trois derniers matchs européens de Gerland, l’an passé. Mais Le déménagement au Parc OL, avec une grande première mercredi, change forcément la donne. « On restait sur une première défaite dans ce stade (1-3 samedi contre Bordeaux en L1) et on avait aussitôt à cœur de se rattraper en Ligue des champions », confie Jordan Ferri. Comme l’a surtout prouvé en mai le 6-1 dantesque contre Monaco, le « formidable outil » lyonnais transcende les joueurs.

4. Mapou Yanga-Mbiwa n’est plus le même joueur

Vous vous souvenez de ce joueur enchaînant les bourdes avec une régularité folle, d’août à Noël 2015 ? Difficile de croire qu’il s’agissait de Mapou Yanga-Mbiwa. Totalement retrouvé lors de la phase retour en 2016, le défenseur de 27 ans a encore prouvé mercredi qu’il était devenu le véritable taulier de la défense lyonnaise depuis le départ de Samuel Umtiti cet été.

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Quand on se rend compte que sa flippante crise de confiance coïncidait avec l’intégralité de la phase de poules de C1 de la saison passée, on comprend que l’OL ne peut qu’être plus solide cette saison.

5. La poule est plus relevée, et donc la pression n'est pas la même

Le 27 août 2015, les joueurs de l’OL ont tous tenté de cacher leur satisfaction d’hériter d’un groupe davantage estampillé Ligue Europa que Ligue des champions. Il n’empêche que les différentes claques reçues contre Valence, le Zenit Saint-Petersbourg et La Gantoise ont parfois pu être liées à un excès de confiance faisant suite à la deuxième place en Ligue 1. Hormis le Dinamo Zagreb, la situation est tout autre cette saison avec la présence dans ce groupe H de deux épouvantails de la compétition, la Juventus et Séville. Un tirage plus relevé sur le papier qui pourrait rendre service à l’OL, outsider ayant au moins pris une grosse option sur la troisième place depuis mercredi.