Vers un prix de l'eau moins élevé

F. C. - ©2007 20 minutes

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Fin des discussions. C'est aujourd'hui que les trois vice-présidents du Grand Lyon, en charge de l'épineux dossier du prix de l'eau, doivent communiquer les « résultats de la négociation » engagée il y a un an avec Veolia et la SDEI (Suez). Ce véritable bras de fer, qui a nécessité la création de commissions de conciliation en juin pour sortir de l'impasse, devrait finalement se solder par une baisse du tarif du mètre cube, l'un des plus chers de France. Un audit commandé par le Grand Lyon en 2006 avait révélé que le prix dans l'agglomération était extrêmement haut, « sans que cela soit justifié par les services rendus » et que la rémunération des entreprises gestionnaires, Veolia et SDEI, était elle aussi élevée. Selon le Grand Lyon, Veolia (85 % du marché lyonnais) aurait réalisé des marges de 25 % ces dernières années. Pour l'Association des consommateurs d'eau du Rhône (Acer) et l'UFC-Que choisir, ces marges seraient plutôt de l'ordre de 50 %. L'Acer, qui envisageait il y a un an de contester la légalité du contrat de l'eau signé en 1986 pour trente ans, milite pour que le prix du mètre cube (1,76 euros hors taxe et assainissement) soit divisé par deux. Les associations de consommateurs estiment également que les distributeurs d'eau ont encaissé quelque 95 millions d'euros de provisions de renouvellement sans travaux en contrepartie. Le Grand Lyon avait demandé le remboursement de ces sommes en début de négociation. On saura aujour­d'hui si la collectivité a obtenu gain de cause.