Le recteur de la grande mosquée de Lyon parmi les membres de la future fondation pour l'Islam

ISLAM Kamel Kabtane siègera au sein de la future fondation....

E.F. avec AFP

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Kamel Kabtane, recteur de la Grande Mosquée de Lyon siègera au sein du conseil d’administration de la future fondation.
Kamel Kabtane, recteur de la Grande Mosquée de Lyon siègera au sein du conseil d’administration de la future fondation. — JEFF PACHOUD / AFP

De nouvelles responsabilités pour Kamel Kabtane. Le recteur de la grande mosquée de Lyon fait en effet partie de la liste des futures personnalités qui feront partie de la la Fondation pour l’Islam, dévoilée ce lundi par le ministère de l’Intérieur.

Cet homme de terrain de 73 ans, mobilisé depuis des années en faveur de la construction de l’Islam de France et bien connu à Lyon pour avoir porté à bout de bras, malgré les hostilités, la construction de la grande mosquée de Lyon inaugurée en 1994, siégera ainsi au conseil d’administration de cette instance qui doit être créée à l’automne.

Quatre « personnalités qualifiées »

La Fondation, qui n’aura qu’un objet profane, sera présidée par Jean-Pierre Chevènement. D’autres personnalités « qualifiées » de confession ou de culture musulmane siégeront aux côtés de Kamel Kabtane. L’écrivain Tahar Ben Jelloun, l’islamologue Ghaleb Bencheikh et l’entrepreneure Najoua Arduini-Elatfani feront ainsi partie de cette instance, selon le ministère de l’Intérieur.

Le CA de la fondation comprendra également le président du Conseil français du culte musulman (CFCM), Anouar Kbibech - membre de droit - trois représentants de ministères (Intérieur, Education, Culture) et deux membres désignés par le « comité des donateurs » de cette structure.

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Pas de financements étrangers

Cette fondation doit permettre de lever des financements pour des projets en matière profane (cultures islamiques, éducation, recherche, formation civique…). Laïcité oblige, le volet religieux de la recherche de financements (formation théologique des imams, construction de mosquées…) sera entre les mains d’une association cultuelle (loi de 1905) administrée par des représentants musulmans, et dans laquelle l’Etat ne sera pas partie prenante. Ni la fondation laïque ni l’association cultuelle qui lui sera adossée ne seront autorisées à recevoir des financements étrangers, a-t-on confirmé place Beauvau.

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Un groupe de travail doit être mis en place prochainement pour déterminer les statuts et la composition de l’association cultuelle, selon le ministère. Ce groupe aura notamment à engager une négociation avec la filière halal pour établir une « contribution volontaire » sur ce marché alimentaire juteux, dont les représentants musulmans espèrent faire une source de financement durable.