Valence: Trois interpellations suite à des cocktails molotov contre l'association turque

FAITS DIVERS L’incident, qui a eu lieu dans la nuit de dimanche à lundi, fait suite à plusieurs autres dégradations d’associations franco-turques cet été dans la Drôme…

20 Minutes avec AFP

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Photo d'illustration de la police.
Photo d'illustration de la police. — O. Aballain / 20 Minutes

Trois hommes ont été interpellés dans l’enquête sur des jets de cocktails molotov qui ont visé les locaux de l’association franco-turque de Valence. L’incident a eu lieu dans la nuit de dimanche à lundi après une première attaque similaire le 24 juillet, a-t-on appris ce mardi de sources proches du dossier.

L’association, qui a porté plainte lundi, a fait état de l’arrestation de suspects sur sa page Facebook. Le parquet antiterroriste a ouvert une enquête pour association de malfaiteurs ainsi que pour dégradation par moyen dangereux et transport, fabrication et détention d’engins explosifs, en bande organisée et en relation avec une entreprise terroriste.

D’autres agressions ont eu lieu cet été dans la Drôme

Les policiers de la sous-direction antiterroriste (SDAT) sont chargés de l’enquête. D’autres agressions ont eu lieu dans la Drôme durant l’été. Le 8 août, c’est l’association turque de Montélimar qui avait été prise pour cible, une inscription « PKK » ayant été retrouvée sur un mur. L’association culturelle turque de Bourg-les-Valence a également été visée.

Le maire de Valence a vivement réagi

Dans un communiqué lundi, le maire de Valence Nicolas Daragon (Les Républicains) a déclaré ne pas admettre « que des conflits extérieurs à (notre) vie locale s’invitent dans (nos) quartiers où ils n’ont pas leur place ». La Turquie est le théâtre d’une vague d’attentats sanglants depuis un an, imputés à l’organisation Etat islamique ou au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), en guerre contre Ankara depuis 1984.

Après un coup d’État raté le 15 juillet, le régime du président Recep Tayyip Erdogan a parallèlement lancé une vaste opération de purge contre l’ex-imam Fethullah Gülen, accusé d’avoir fomenté le putsch, ce qu’il nie, depuis les Etats-Unis où il vit en exil.