Lyon: Un caïd présumé retrouve la prison, après avoir été libéré sous caution

FAIT DIVERS Un Grenoblois soupçonné de blanchiment d’argent a été interpellé à nouveau, alors qu’une caution de 500.000 euros avait été payée en liquide pour le libérer…

G.D. avec AFP

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Le péage de Voreppe, où a eu lieu l'arrestation.
Le péage de Voreppe, où a eu lieu l'arrestation. — Google Maps

Il avait retrouvé sa liberté en payant une caution 500.000 euros en liquide. Un Grenoblois de 30 ans, suspecté de blanchiment d’argent et visé par un mandat d’arrêt depuis deux mois, a été interpellé, dans la nuit de jeudi à vendredi, à un péage autoroutier près de Grenoble, selon le Dauphiné Libéré.

Appréhendé sans violence

L’homme a été appréhendé sans violence par des fonctionnaires de la Brigade anticriminalité de Grenoble. Il était accompagné de deux jeunes femmes qui ont été laissées libres, a précisé la police à l’AFP.

Le malfrat contrevenait également aux conditions d’un contrôle judiciaire fixé en juin, qui l’astreignait notamment à ne pas quitter le département de la Loire pour se rendre à Grenoble.

En cavale depuis le mois de juin

Mehdi B., trafiquant de drogue bien connu des services de police, qui le soupçonnent de « tenir » l’un des quartiers de la ville, était en cavale depuis le mois de juin après avoir défrayé la chronique.

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À quelques mois de son procès pour trafic de stupéfiants, association de malfaiteurs et blanchiment en bande organisée, l’homme avait retrouvé la liberté en payant une caution : début juin, 29 personnes s’étaient présentées à la régie du tribunal de grande instance de Lyon avec des sommes allant de 7.000 à 70.000 euros en billets de 500, soit 500.000 euros.

Suspicieux quant à l’origine de ces fonds, le parquet de Lyon avait alors décidé d’ouvrir une enquête pour blanchiment d’argent et fait appel de la décision de le libérer.

La cour d’appel de Lyon lui avait, dans la foulée, donné raison, estimant que les faits étaient suffisamment graves pour qu’il reste en prison en attendant son procès, prévu en septembre. Mais comme il avait été libéré, il ne s’était pas représenté en prison.