Affaire Barbarin: L'enquête pour «non-dénonciation» d'agressions sexuelles sur mineurs classée sans suite

JUSTICE Les agressions sexuelles ont été commises sur des scouts il y a 25 ans…

F.H. avec AFP

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L'enquête pour «non-dénonciation» d'agressions sexuelles sur mineurs et «non-assistance à personne en danger», dans laquelle le cardinal Philippe Barbarin a été mis en cause, a été classée sans suite, ce lundi, par le procureur de la République de Lyon.
L'enquête pour «non-dénonciation» d'agressions sexuelles sur mineurs et «non-assistance à personne en danger», dans laquelle le cardinal Philippe Barbarin a été mis en cause, a été classée sans suite, ce lundi, par le procureur de la République de Lyon. — Laurent Cipriani/AP/SIPA

Classée sans suite. L’enquête pour « non-dénonciation » d’agressions sexuelles sur mineurs et « non-assistance à personne en danger », dans laquelle le cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon et primat des Gaules, a été mis en cause, a été classée sans suite, a indiqué lundi à l’AFP le procureur de la République de Lyon.

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Le père Bernard Preynat en poste jusqu’en août 2015

Des victimes du père Bernard Preynat, mis en examen fin janvier pour des agressions sexuelles commises sur des scouts lyonnais il y a plus de 25 ans, reprochaient, en particulier au cardinal, de ne pas avoir dénoncé les agissements du religieux à la justice et de l’avoir laissé en poste trop longtemps, jusqu’en août 2015, dans une paroisse où il était au contact d’enfants.

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Dans un court et sobre communiqué, le cardinal Barbarin a dit «accueillir» cette décision, tout en saluant les «initiatives» des victimes, qui ont «permis d'améliorer le dispositif diocésain pour la lutte contre les abus sexuels». Le Primat des Gaules a également assuré aux victimes « sa disponibilité pour les rencontrer et pour avancer ensemble dans ce combat contre la pédophilie».

«J'espère que c'est un point final à cette affaire et que le diocèse pourra travailler en commun avec les victimes qu'il n'a jamais considérées comme des adversaires», a de son côté commenté l'un des avocats de Mgr Barbarin, Jean-Félix Luciani. «On a dit des choses terribles sur un homme et, fût-il un cardinal, il faut faire attention à ne pas piétiner son honneur.»