Isère: 13 ans de prison pour le meurtre d'une fillette tuée 25 ans plus tôt

JUSTICE L’homme avait déjà été condamné en mars, à 30 ans de prison pour le meurtre d’une autre petite fille en 1996…

Caroline Girardon

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Illustration: Justice, loi.
Illustration: Justice, loi. — Patrick Semansky/AP/SIPA

A l’époque, il n’avait que 15 ans. C’était en 1991. Georges P, aujourd’hui, âgé de 41 ans, a été condamné mardi à treize ans de prison pour avoir assassiné Sarah, une enfant de six ans, vivant dans le même village que lui, à Voreppe dans l'Isère. Son corps, portant des marques d’étranglement, avait été découvert dans un bois.

Qualifié de « psychopathe » par les experts psychiatriques, l’homme était jugé à huis clos depuis le 12 mai devant le tribunal pour enfants de Grenoble. Mais le procès avait été suspendu en raison d’un malaise de l’avocat des parties civiles. Les plaidoiries et les réquisitions ont donc repris ce mardi matin.

« Le diable entré en lui »

L’accusé a d’abord reconnu partiellement les faits, expliquant que « le diable était entré en lui ». Il avait ensuite nié en bloc, changeant plusieurs fois de versions depuis son arrestation en juillet 2013, date à laquelle il a été confondu par de nouvelles analyses ADN.

Son sperme avait été retrouvé sur la chemise de la petite fille qu’il connaissait bien.

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Le meurtrier présumé, a par la suite, continué à vivre normalement à proximité des proches de la fillette. Restant dans le même quartier, il a fini par se lier d’amitié avec les frères et sœurs de la petite victime. Sa mère ayant même été un temps, la nounou de son propre fils.

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Atteint aujourd’hui d’une maladie dégénérative, l’accusé a indiqué qu’il allait faire appel du verdict. Ses avocats ont tenu à dresser le portrait d’un enfant né d’un viol, battu par ses parents, toxicomane à l’âge de 13 ans et régulièrement contraint de dormir dans le panier du chien.

Déjà condamné pour le meurtre d’une fillette

En mars derniers, Georges P. avait déjà écopé de 30 ans de réclusion criminelle pour le meurtre d’une autre petite fille de Voreppe. Saïda, 10 ans, avait été découverte étranglée dans un canal en 1996, soit 5 ans après la disparition de la petite Sarah.

Là encore, le quadragénaire avait été trahi par son ADN, retrouvé sur les manches du pull ayant servi à stranguler l’enfant.