Le cardinal Barbarin entendu par la police pour non-dénonciation d'agressions pédophiles

ENQUETE Il va devoir répondre aux questions des policiers sous le régime de l’audition libre, c’est-à-dire sans placement en garde à vue…

20 Minutes avec AFP

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Lyon, le 8 juin 2016. Le cardinal Barbarin est entendu depuis ce mercredi matinpar les hommes de la brigade de la protection de la famille dans le cadre d'une enquête préliminaire ouverte pour "non dénonciation d'agressions sexuelles sur mineurs".

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Lyon, le 8 juin 2016. Le cardinal Barbarin est entendu depuis ce mercredi matinpar les hommes de la brigade de la protection de la famille dans le cadre d'une enquête préliminaire ouverte pour "non dénonciation d'agressions sexuelles sur mineurs". / AFP PHOTO / JEFF PACHOUD — AFP

Le cardinal Philippe Barbarin doit être entendu ce mercredi matin dans le cadre de deux enquêtes pour non-dénonciation de faits de pédophilie reprochés à des prêtres de son diocèse.

L’archevêque est arrivé à pied vers 8 heures dans les locaux de la Brigade départementale de protection de la famille, dans le 3e arrondissement de Lyon, a constaté une journaliste de l’AFP.

Il devait répondre aux questions des policiers sous le régime de l’audition libre, c’est-à-dire sans placement en garde à vue, selon des sources proches du dossier.

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Que fera le procureur ?

Avec cette audition, les investigations entreprises dans le cadre des deux enquêtes préliminaires ordonnées par le parquet de Lyon il y a trois mois touchent à leur fin. Il reviendra ensuite au procureur de la République d’y donner suite ou non en classant l’affaire, en la renvoyant directement devant un tribunal ou en saisissant un juge d’instruction.

Le Primat des Gaules, mis en cause pour des faits de « non-dénonciation » d’agressions sexuelles sur mineurs et de mise en danger de la vie d’autrui, doit en particulier s’expliquer sur le cas du père Bernard Preynat mis en examen le 27 janvier pour des agressions sexuelles présumées commises sur d'anciens scouts de Sainte-Foy-Les-Lyon.

Des victimes, réunies au sein de l'association La Parole Libérée, l'accusent d'avoir maintenu en fonction ce curé pendant des années, de l'avoir même promu doyen en 2013, en ayant eu connaissance de son passé pédophile. Plusieurs autres membres du diocèse de Lyon et des responsables du Vatican sont visés par ces enquêtes préliminaires et ont, pour certains, déjà été entendus par les policiers.