LYON

Des écolos contre le Grenelle

Plus de 500 personnes se sont massées samedi dans une salle municipale de Lyon pour applaudir les intervenants du Contre-Grenelle...

Plus de 500 personnes se sont massées samedi dans une salle municipale de Lyon pour applaudir les intervenants du Contre-Grenelle.

En réaction au Grenelle de l’environnement organisé par le gouvernement, cette manifestation menée par des partisans de la décroissance économique sera réitérée dans d’autres villes durant le mois d’octobre. Pour son principal coordinateur, le politologue Paul Ariès, l’opération du ministère de l’Environnement est «uniquement politico médiatique et n’aboutira qu’à des gadgets». Ouvrant ainsi les conférences par un discours énergique, l’organisateur, également fondateur du journal «Sarkophage», a donné le ton d’une journée très antisarkozyste.

«Ecotartufe»

Dans le public, certains sont plus nuancés. «Tout n’est pas mauvais dans le Grenelle officiel, même si les questions du nucléaire et des OGM sont jouées d’avance», estime Laurence, 35 ans, informaticienne. A ses côtés, Eva, 46 ans, venue spécialement de Strasbourg, avoue s’être aussi déplacée «pour voir quelles têtes ont les gens» qui pensent comme elle.

Après une matinée principalement consacrée à une critique virulente de Nicolas Hulot, qualifié d’«écotartufe», les représentants d’une dizaine d’associations (Collectif français contre l’irradiation, Casseurs de pub, Alter Ekolo…) se sont succédés à la tribune.

«Solutions d'urgence»

Une vingtaine de «solutions d’urgence» a donc émaillé les prises de paroles portant, en vrac, sur les autoroutes, la grande distribution et la désobéissance civile. Ainsi, les conclusions du Contre-Grenelle proposent d’interdire la commercialisation des grosses cylindrées, de créer des cantines scolaires bios, et d’adopter un revenu minimal et un revenu maximal universels...

«La crise écologique ne peut en effet pas se traiter en dehors de la crise économique et sociale», souligne Paul Ariès, qui a résumé l’idée dans son livre fraîchement publié, «La Décroissance, un nouveau projet politique», et vendu à l’entrée de la salle de conférence.