Pédophilie: De nouveaux supports informatiques découverts par l'épouse du directeur de Villefontaine

ENQUÊTE Ils doivent être analysés par les enquêteurs afin de savoir s'il n'y a pas d'autres victimes, notamment dans son entourage proche...

C.G. avec AFP

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L'école du Mas de la Raz à Villefontaine où ont eu lieu les viols présumés.
L'école du Mas de la Raz à Villefontaine où ont eu lieu les viols présumés. — C. Girardon / 20 minutes / archives

Combien d’autres victimes ? C’est ce que cherchent à savoir les enquêteurs. De nouveaux supports informatiques appartenant au directeur d’école pédophile de Villefontaine (Isère) vont être analysés pour déterminer s’il a fait d’autres victimes.

L’homme qui s’est suicidé au mois d’avril, avait l’habitude de filmer ses agressions qu’il stockait ensuite sur des disques durs. La justice avait déjà retrouvé plusieurs vidéos lors du placement en garde à vue de l’instituteur en avril 2015.

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D’autres supports informatiques, cachés dans le double toit de sa maison, ont été retrouvés par son épouse quelques jours avant son suicide, précise Le Dauphiné Libéré. Il s’agit notamment de sept disques durs, 68 CD-ROM, trois disquettes et huit minicassettes.

Ces supports informatiques, dont une partie est cryptée, ont été envoyés à deux laboratoires spécialisés pour que les vidéos en soient extraites et analysées. Des enfants des proches du couple, apparaîtraient sur certaines vidéos, selon une source judiciaire.

Vers un non-lieu

Même si de nouvelles victimes étaient découvertes, le juge d’instruction devrait être amené à prononcer un non-lieu dans cette affaire, l’action publique étant éteinte en raison de la mort de l’instituteur.

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La justice va néanmoins s’assurer que d’éventuels complices n’apparaissent pas sur les vidéos. « On ne peut pas l’exclure mais c’est très peu probable », a souligné le procureur de Grenoble, Jean-Yves Coquillat.

La justice avait dénombré une soixantaine de victimes potentielles de l’enseignant dans les différents établissements où il a exercé. Il était notamment soupçonné d’avoir imposé « par surprise » des fellations à plusieurs de ses élèves dans le cadre de ce qu’il appelait « un atelier du goût », durant lequel les enfants, les yeux bandés, devaient identifier des « choses » que l’enseignant leur faisait goûter.