Strasbourg-Asvel: A la découverte du «meneur d'instinct» villeurbannais Casper Ware

BASKET Casper Ware est l’une des révélations des play-offs pour l’Asvel. Avant de défier en finale le favori Strasbourg dès ce samedi (20 h 30) en Alsace, l’arrière américain de 25 ans explique sa réussite actuelle à « 20 Minutes »…

Propos recueillis par Jérémy Laugier

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Casper Ware a eu un rôle prépondérant lors de la qualification de l'Asvel face à l'AS Monaco, leader de la saison régulière en Pro A.
Casper Ware a eu un rôle prépondérant lors de la qualification de l'Asvel face à l'AS Monaco, leader de la saison régulière en Pro A. — Arthur Viguier

A 25 ans, Casper Ware s’apprête à disputer à partir de ce samedi (20 h 30 à Strasbourg) la première finale d’un championnat dans sa carrière professionnelle. Après avoir souvent martyrisé Monaco en demi-finale des play-offs grâce à sa réussite dans les shoots de loin, le meneur de jeu américain s’est confié à 20 Minutes jeudi.

Comment envisagez-vous votre duel face à Rodrigue Beaubois ?

Je sais que c’est un bon joueur. C’est toujours spécial d’affronter quelqu’un qui a accompli beaucoup de choses dans sa carrière.

Ce type d’adversaire doit vous changer du championnat chinois, où vous avez passé la majeure partie de votre saison…

Oui, la différence principale en Chine, c’est qu’on attendait que je prenne beaucoup de tirs, que j’inscrive 30 points quasiment à chaque match et même que je force mes actions. En Pro A, on pratique un basket mieux organisé et plus collectif. Je préfère clairement jouer ici et impliquer mes coéquipiers dans le jeu [Ware tourne à 10,2 points et 3,7 passes décisives depuis le début des play-offs].

Votre arrivée en France, le 26 mars, semble avoir changé le visage et les ambitions de l’Asvel. Avez-vous ce sentiment ?

En tout cas, l’un de mes objectifs en venant ici était de tenter de rendre l’équipe meilleure. Je savais avant de rejoindre Villeurbanne qu’avec ma capacité à scorer, ma défense et ma dureté, je pourrais aider cette équipe.

Votre réussite à trois points a notamment été déterminante en demi-finale contre Monaco [6/9 au match 1, 3/6 au match 4]…

J’ai toujours été reconnu comme un shooteur à trois points. Quand je parviens à en inscrire, ça ouvre l’accès au panier à tous mes partenaires. Ça rend les choses plus simples. Mais j’ajuste mon jeu en fonction de la tournure du match.

Stephen Curry n’aurait pas renié certains de vos shoots à très longue distance…

(Rires) Je ne suis pas effrayé par les longues distances. Je me fie à mon instinct. Si je me sens ouvert et en confiance pour shooter, je fonce.

Appréciez-vous particulièrement d’avoir un rôle clé en fin de partie, comme lors du match 3 face à Monaco ?

Oui, j’ai toujours aimé ces situations. Tout au long de ma carrière universitaire, j’ai inscrit de gros shoots et j’espère que ça va continuer. Mais contre Monaco, ce n’était pas planifié que ce soit moi qui prenne ce shoot.

Savez-vous que lorsque vous êtes plus discret dans les matchs, les supporters blaguent sur votre prénom, qui est celui d’un célèbre fantôme ?

(Rires) Non, je n’étais pas au courant de ça. La plupart du temps, mes difficultés sont liées à des problèmes de fautes personnelles. C’était le cas contre Le Mans en finale de Coupe de France ou au match 2 à Monaco puisque j’avais deux fautes trop rapidement en première mi-temps. C’est dur d’être agressif dans ces conditions car je ne veux pas subir de nouvelles fautes après.

​Il y a seulement un mois, Villeurbanne perdait sans lutter en finale de Coupe de France contre Le Mans (75-88). Pensiez-vous honnêtement pouvoir être en finale de Pro A à ce moment-là ?

OK, c’était une défaite très dure à digérer pour nous. Mais on a toujours senti qu’on pourrait accéder à la finale du championnat. On a juste parlé entre nous pour que chacun se rende bien compte de l’importance de tous les matchs de fin de saison.

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Quel est le plus gros changement expliquant la métamorphose de l’Asvel ?

C’est avant tout la défense !

Vous aviez disputé neuf matchs avec les Philadelphie Sixers en 2014. Pensez-vous surtout à retourner en NBA ?

Bien sûr, mon objectif est toujours d’aller en NBA. Qui ne le voudrait pas (sourire) ? J’ai toujours la NBA dans mon esprit mais je dois attendre la fin de saison pour voir ce qui va se passer pour moi. Je participerai peut-être à des Summer Leagues.

Est-il possible que vous restiez à l’Asvel la saison prochaine ?

On n’en a pas encore vraiment parlé avec le club. Laissons déjà passer la finale et on verra ensuite.