La température du Rhône a augmenté de deux degrés depuis 1920

CLIMAT Le fleuve s'écoulant du lac Léman à la Méditerranée est victime du réchauffement climatique et des rejets thermiques des centrales nucléaires...

20 Minutes avec agence
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Des jeunes jouent dans les bassins des berges du Rhône dans le centre de Lyon, le 21 aout 2011. CYRIL VILLEMAIN/20 MINUTES
Des jeunes jouent dans les bassins des berges du Rhône dans le centre de Lyon, le 21 aout 2011. CYRIL VILLEMAIN/20 MINUTES — C. VILLEMAIN / 20 MINUTES

Deux degrés en plus. C'est la différence moyenne de température observée entre le Rhône en 1920 et le fleuve actuel, selon les chiffres communiqués par la préfecture de la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Une augmentation due au réchauffement climatique ainsi qu'aux rejets thermiques des cinq centrales nucléaires présentes sur le parcours du fleuve, entre le lac Léman et la Méditerranée.

Un lissage des températures extrêmes

«La part d'échauffement lié aux rejets thermiques des centrales de production d'électricité varie en cours d'année, elle représente en moyenne la moitié», souligne le communiqué repris par France 3 et qui rend compte d'une étude présentée ce mardi au comité de bassin Rhône-Méditerranée.

«En augmentant la température en hiver et en abaissant celle d'été, la gestion hydraulique sur le Rhône a un effet de lissage des températures extrêmes chaudes et froides», précise le rapport.

Des répercussions sur la faune

L'accroissement de la température du Rhône a des répercussions notables sur la faune. Depuis les années 2000, les spécialistes constatent, en effet, une plus grande présence des poissons d'eau chaude tel que le silure qui a colonisé les eaux.

Dans le même temps, la présence d’espèces d’eau froide comme la vandoise, «plus caractéristiques du Rhône», est en diminution.