Trains régionaux: 22 lignes menacées de fermeture en Auvergne-Rhône-Alpes

SNCF Trop vieillissantes, elles demandent d'importants investissements...

20 Minutes avec AFP

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illustration de TER en Rhône-Alpes. XAVIER VILA/SIPA
illustration de TER en Rhône-Alpes. XAVIER VILA/SIPA — SIPA

Les petites lignes du réseau ferré de la région Auvergne-Rhône-Alpes sont vieillissantes et nécessiteront d’importants investissements. Sinon elles pourraient tout simplement fermer. C’est ce qui ressort d’un rapport interne de SNCF Réseau, publié mardi.

« Le réseau ferré perd de sa substance, il vieillit plus vite que les capacités du système à financer et à réaliser les travaux », note ce rapport datant du 21 mars dernier et portant sur 22 lignes à faible trafic.

« En l’absence d’investissements de renouvellement à court terme, une baisse progressive de la performance des lignes, voire une suspension de l’exploitation dès 2016 pour certaines sections sont à envisager ».

150 millions investis en sept ans

Les voies n’ont pourtant pas été laissées à l’abandon. Le gestionnaire du réseau ferroviaire français a notamment investi entre 2008 et 2015, 150 millions d’euros en fonds propres, auxquels s’ajoute l’effort réalisé par la région Auvergne dans le cadre du Plan Rail (210 millions d’euros) et les divers contrats de plan État-région (CPER) avec l’Auvergne et Rhône-Alpes (180 millions d’euros au total).

Mais pour conserver les performances actuelles sur ces 1.336 kilomètres de petites lignes, il serait nécessaire d’investir « 765 millions d’euros sur la décennie, soit plus de 200 millions d’euros que l’effort constaté sur la décennie précédente », précise encore le rapport.

Certaines lignes interrompues dès l’été

Parmi les portions de voies les plus menacées de fermeture, figurent les lignes Lyon/Paray-le-Monial (sur la section Chauffailles-Lozanne) ; Saint-Étienne/Clermont-Ferrand (sur la section Thiers-Montbrison) ; ou encore la ligne Clermont-Ferrand-Mont-Dore, (sur la section de Volvic-Mont-Dore).

L’exploitation de ces deux dernières portions sera « interrompue dès cet été par mesure de sécurité », a fait savoir mardi le vice-président chargé des transports en Auvergne-Rhône-Alpes, Patrick Mignola.

Plan de sauvetage

« Pour le simple maintien à niveau du réseau », « 200 millions d’euros » seront nécessaires « sur les cinq ans à venir », renchérit l’élu, qui souhaite que soit revu dans ce contexte le contrat plan État-Région pour financer ces futurs travaux.

Nous allons « devoir présenter un plan d » ensemble de sauvetage du réseau régional début juillet, une fois rendues les préconisations de la SNCF à la mi-juin », a-t-il par ailleurs indiqué.