OL-Wolfsburg: «Les filles m’ont bluffé», confie Jean-Michel Aulas

FOOTBALL FEMININ Le président est reparti comblé de son voyage en Italie jeudi, suite au troisième succès européen assez épique de ses joueuses face à Wolfsburg (1-1, 4-3 aux tirs au but)…

Jérémy Laugier

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Jean-Michel Aulas, le 14 février dernier.
Jean-Michel Aulas, le 14 février dernier. — ROMAIN LAFABREGUE / AFP

De notre envoyé spécial à Reggio Emilia (Italie)

Les Lyonnaises garnissent décidément bien l’armoire à trophées de l’OL depuis leur intégration dans le club il y a douze ans. Emballé par le troisième sacre européen de ses joueuses, jeudi à Reggio Emilia face à Wolfsburg (1-1, 4-3 aux tirs au but), Jean-Michel Aulas y est allé d’un nouvel hommage appuyé.

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Ressentez-vous beaucoup de soulagement après cette victoire en Ligue des champions ?

Plus qu’un soulagement, c’est un immense bonheur car on a beaucoup travaillé pour y arriver. On pensait que ça allait être un match facile après l’ouverture du score rapide [Ada Hegerberg à la 12e minute]. Mais comme toujours, les Allemandes sont revenues à la fin. Les tirs au but, c’est toujours extrêmement complexe. Je n’ai d’ailleurs pas souvenir d’une équipe française battant une équipe allemande dans cet exercice. On a puisé dans nos réserves mentales.

Revenir sur le toit de l’Europe, quatre ans après, doit avoir une saveur particulière…

C’était fondamental car on a fait beaucoup d’efforts pour y retourner. Il a fallu que les filles puisent au fond de leurs ressources. Ça donne une dimension nouvelle à l’OL. Soulever trois fois cette merveilleuse Coupe d’Europe en quelques années, c’est quelque chose de fort. C’est une immense fierté.

Y avez-vous vraiment cru jusqu’au bout, même après l’égalisation d’Alexandra Popp à deux minutes de la fin ?

J’avoue que pendant la prolongation, j’ai eu un peu de difficultés à y croire et je me suis demandé si on n’allait pas repartir avec une grande déception. Je voyais que cette équipe allemande avait de grandes ressources mentales. Et là, les filles m’ont bluffé.

Voyez-vous ce succès marquant comme un bon présage avant l’Euro masculin, puis les JO pour les filles ?

C’est un immense bonheur et oui, ça entrouvre la porte pour l’Euro 2016 en France. Ça me permet de dire à Didier qu’on est avec lui, même s’il y a eu deux ou trois échanges… Les Lyonnais seront là au rendez-vous quand on les appellera.