Ligue des champions: L'OL retrouve sa couronne européenne au bout d'une finale haletante

FOOTBALL FÉMININ Quatre ans après leur dernier sacre européen, les Lyonnaises ont battu Wolfsburg (1-1, 4-3 aux tirs au but) jeudi à Reggio Emilia (Italie)...

Jérémy Laugier

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Les Lyonnaises ont pu soulever leur troisième Ligue des champions après un suspense insoutenable jeudi soi.
Les Lyonnaises ont pu soulever leur troisième Ligue des champions après un suspense insoutenable jeudi soi. — GIUSEPPE CACACE / AFP

De notre envoyé spécial à Reggio Emilia (Italie)

Leurs trois dernières saisons ressemblaient à des anomalies sur la scène européenne. Cette fois, les Lyonnaises ont presque tout bien fait de bout en bout dans l’épreuve reine pour s’adjuger une troisième couronne après les titres de 2011 et 2012. A l’image de sa finale jeudi à Reggio Emilia (Italie), face à Wolfsburg (1-1, 4-3 aux t. a. b.), cet OL a bien plus que l’étoffe d’un champion de France pour la 10e fois de rang. Gérard Prêcheur a pour l’occasion pris le risque d’être le Laurent Blanc de la Ligue des champions féminine en mettant en place un étonnant 3-5-2 avec Amandine Henry à un inhabituel poste de défenseure.

Sauf que le pari osé de l’entraîneur lyonnais s’est plutôt révélé payant, tout comme celui de titulariser Louisa Necib au détriment d’Elodie Thomis voire de Lotta Schelin. Pour son dernier match sous les couleurs de l’OL, la meneuse de jeu des Bleues a longtemps régalé ses partenaires avant de disparaître. Elle a même failli inscrire l’un des buts de l’année sur une frappe de plus de 35 m effleurant la lucarne d’Almuth Schult (65e).

Sarah Bouhaddi par tous les états

Mais les Lyonnaises comptent un autre atout incontournable pour faire la différence offensivement depuis deux ans. La Norvégienne Ada Hegerberg a ainsi signé jeudi en Italie son 54e but de la saison, toutes compétitions confondues. Opportuniste après un superbe débordement de Pauline Bremer (1-0, 12e), l’attaquante y est allée de sa 13e réalisation en Ligue des champions.

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Les partenaires de l’impériale Wendie Renard n’ont certes pas vraiment maîtrisé la suite des événements, à l’image de la cruelle égalisation d’Alexandra Popp, profitant à la fois de l’hasardeux remplacement de Bremer par Thomis et d’une (nouvelle) sortie manquée de Sarah Bouhaddi (88e). Mais même dans une prolongation souvent folle, cette équipe n’a pas flanché. Mieux, elle a été capable de vaincre ses vieux démons en remportant enfin une série de tirs aux buts. Si souvent maudite dans cet exercice, Sarah Bouhaddi tient son éclatante revanche.