Ligue des champions: Amandine Henry et Sarah Bouhaddi racontent toutes les finales de l'OL

FOOTBALL FEMININ Les deux joueuses internationales lyonnaises partagent leurs souvenirs avec «20 Minutes», avant une cinquième finale européenne ce jeudi (18 heures) face à Wolfsburg…

Jérémy Laugier
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En mai 2011, les Lyonnaises ont remporté leur premier sacre européen en battant en finale Potsdam (2-0).
En mai 2011, les Lyonnaises ont remporté leur premier sacre européen en battant en finale Potsdam (2-0). — Sang Tan/AP/SIPA

La gardienne Sarah Bouhaddi et la milieu de terrain Amandine Henry font partie des rares Lyonnaises à avoir participé à chacune des quatre précédentes finales de Ligue des champions de l’OL. Avant de tenter d’obtenir leur troisième succès dans l’épreuve reine ce jeudi (18 heures) face à Wolfsburg, à Reggio Emilia (Italie), les deux internationales françaises ont accepté de confier tous leurs souvenirs de finales à 20 Minutes.

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2010 : « Trop d’émotion » et une défaite (0-0, 6-7 aux tirs au but) face à Potsdam

Sarah Bouhaddi : « C’était notre première finale de Ligue des champions donc on ressentait pas mal de pression. Personnellement, j’en avais beaucoup aussi car je n’étais revenue de ma blessure aux croisés que pour la demi-finale contre Umea. Physiquement, on était un peu en dessous de Potsdam et pour nous, c’était déjà un grand exploit de tenir jusqu’aux tirs au but. On a eu la chance d’avoir deux balles de match. Je me souviens même que j’étais prête à courir et à sauter sur Amandine Henry [qui a manqué sa tentative, comme Herlovsen et Thomis]. On reparle souvent entre nous de cette finale et même si ça a été un échec, ça reste un bon moment dans notre carrière. Le président avait réservé de quoi faire la fête et boire l’apéro après le match. C’est cette finale qui a lancé le club au niveau européen. »

Amandine Henry : « C’était très dur à surmonter, ce quitte ou double des tirs au but. Personnellement, j’étais jeune et j’ai mis du temps à remonter la pente après mon tir raté. Il y avait sans doute trop d’émotion pour ce match. »

Ici opposée à l'Allemande Nadine Kessler, Amandine Henry avait manqué son tir au but lors de la finale 2010 face à Potsdam.
Ici opposée à l'Allemande Nadine Kessler, Amandine Henry avait manqué son tir au but lors de la finale 2010 face à Potsdam. - Arturo Rodriguez/AP/SIPA

2011 : « Une vraie délivrance », encore contre Potsdam (2-0)

Sarah Bouhaddi : « Là, on savait dans quoi on s’aventurait. On avait un groupe plus mature et on commençait à connaître Potsdam. Le but de Lara (Dickenmann, 85e) était magnifique et c’était une vraie délivrance. »

Amandine Henry : « Nous étions surmotivées ce jour-là. C’était vraiment un moment magique, l’aboutissement de plusieurs années pour l’OL. »

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2012 : « Plus de 50.000 spectateurs » face à Francfort (2-0)

Sarah Bouhaddi : « La finale face à Francfort était un peu plus équilibrée. Je me souviens avoir été sollicitée. Après, à 2-0 à la mi-temps, il fallait juste ne pas s’enflammer. Ce qui m’a marqué, c’est qu’il y avait plus de 50.000 spectateurs à Munich. »

Amandine Henry : « Le stade du Bayern était rempli, ça faisait bizarre d’avoir autant de supporters face à nous mais nous ne nous sommes pas démontées. On n’avait pas bien entamé le match, puis Shirley Cruz a obtenu un penalty. »

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En mai 2012, Sarah Bouhaddi (à gauche) a soulevé pour la deuxième fois la Ligue des champions aux côtés de Sonia Bompastor.
En mai 2012, Sarah Bouhaddi (à gauche) a soulevé pour la deuxième fois la Ligue des champions aux côtés de Sonia Bompastor. - Matthias Schrader/AP/SIPA

2013 : Un revers « au goût amer » contre Wolfsburg (0-1)

Sarah Bouhaddi : « C’est le scénario le plus difficile à digérer. On perd sur une faute arbitrale car la main [de Laura Georges] ayant entraîné le penalty était vraiment difficile à siffler. On s’en souviendra toujours car je pense que sur dix arbitres, il n’y en a qu’un qui pourrait siffler là-dessus, et encore. On a vraiment dominé l’adversaire pendant tout le match mais ça reste notre finale la plus ratée. »

Amandine Henry : « Ce penalty est vraiment discutable. On sait qu’on n’a jamais eu de chance avec les arbitres (sourire). Il y a eu des erreurs techniques, des occasions mal conclues et un manque de chance ce jour-là. Cette défaite garde vraiment un goût amer. »

2016 : « Trois ans pour ruminer » avant Wolfsburg jeudi

Sarah Bouhaddi : « On attend cette finale depuis longtemps donc elle nous tient à cœur. Nous savons que nous sommes fortes, avec un groupe complet. On ne va pas en Italie (Reggio Emilia) dans l’inconnu jeudi. »

Amandine Henry : « On a eu trois ans pour ruminer notre dernière finale. Je ne m’attends pas à un scenario d’attaque-défense. Les Allemandes ont un jeu plus direct et je pense qu’il y aura un match ouvert. On ne voudra rien lâcher. »

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