Loi Travail : Pluie, canon à eau et gaz lacrymo à la fin de la manifestation à Lyon

PROTESTATION Si le cortège a déambulé dans le calme, des incidents ont encore éclaté en fin de parcours...

Caroline Girardon

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Lyon, le 19 mai 2016. La police a usé du canon à eau pour disperser les manifestants place Bellecour. AFP PHOTO / JEAN-PHILIPPE KSIAZEK
Lyon, le 19 mai 2016. La police a usé du canon à eau pour disperser les manifestants place Bellecour. AFP PHOTO / JEAN-PHILIPPE KSIAZEK — AFP

Les semaines se suivent et se ressemblent. Si la neuvième manifestation contre la Loi Travail s’est déroulée dans le calme à Lyon, des incidents ont à nouveau éclaté en fin de parcours, notamment sur la place Bellecour, point d’arrivée.

Entre 3.000 personnes, selon la police et 9.000 personnes, selon les organisateurs ont battu le pavé ce jeudi en fin de matinée, tantôt rincées par la pluie, tantôt éblouies par de soudaines éclaircies.

Les premiers débordements ont été observés vers la Guillotière, où une poignée de casseurs, visages masqués, habitués à se glisser dans les rangs du cortège pour en découdre avec les forces de l’ordre, ont commencé à lancer des projectiles sur les fonctionnaires qui empêchaient des groupes de passer par la rue de Marseille (hors parcours).

Les ardeurs de certains manifestants ont été douchées quelques mètres plus loin, à Bellecour, où le cortège a été accueilli à coup de canon à eau. Un moyen de faire « ralentir » la foule, selon la police. Des projectiles et gaz lacrymogènes ont été ensuite échangés sur la place avant que la police ne procède à quelques interpellations

Voyant la situation se tendre, la CGT a alors appelé les 300 participants restants à évacuer les lieux avant qu’ils ne soient eux-mêmes bloqués par un cordon de CRS empêchant l’accès à la rue de la charité. Après de longues minutes de discussion, la tension est retombée.

« Vous pouvez partir, la police s’est engagée devant les caméras de télévision à ne procéder à aucune interpellation arbitraire », a martelé dans un haut-parleur l’un des représentants de la CGT, invitant les jeunes à se disperser dans le calme vers les quais de Saône. Ce qui a été fait vers 15h30. Huit personnes auraient été interpellées.