Affaire Barbarin: Le cardinal victime d'un «faux procès», selon Gérard Collomb

PEDOPHILIE DANS L'EGLISE Le maire de Lyon s’est exprimé sur les affaires qui secouent le diocèse sur « RMC » ce mercredi matin…

Elisa Frisullo
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Le sénateur-maire PS de Lyon Gérard Collomb dans sa ville, le 9 février 2015
Le sénateur-maire PS de Lyon Gérard Collomb dans sa ville, le 9 février 2015 — Philippe Desmazes AFP

Depuis le début du scandale pédophile qui a éclaté en janvier au sein du diocèse de Lyon, jamais il ne s’était exprimé sur ce sujet. Mais ce mercredi matin, le maire PS de Lyon Gérard Collomb a clairement pris la défense de l’archevêque de Lyon Philippe Barbarin, accusé par plusieurs victimes d’avoir protégé des prêtres en ayant eu connaissance de leur passé de pédophile ou d’agresseur sexuel présumés.

« Je pense qu’on lui a fait un faux procès », a déclaré le sénateur-maire, interrogé sur la situation du Primat des Gaules par Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV et RMC. « Pour bien connaître Barbarin, ce n’est pas quelqu’un qui essaie de cacher les choses. Il essaie de mettre de l’ordre dans sa maison. C’est peut-être pour cela que le Pape l’a défendu avec autant de vigueur », a ajouté Gérard Collomb.

Une prise de position deux jours après le soutien affiché par le Pape

« Quand on voit que pour quelques cas de ces jeunes gens, ce sont les parents qui, à l’époque, leur ont interdit de porter la chose sur la place publique, cela montre que c’est un peu plus compliqué », a ajouté l’édile. Le maire de Lyon, qui a également affirmé « comprendre les victimes » et « condamner ces actes », a estimé que « l’Eglise devait demander pardon et promettre que cela ne se reproduira plus jamais ».



Ses déclarations interviennent deux jours après que le Pape a apporté son soutien au cardinal, en estimant qu’une démission de l’archevêque serait un « contresens », « une imprudence ». Depuis quel’affaire Preynat a éclaté et que plusieurs autres scandales pédophiles ont ressurgi du passé dans le diocèse, le Cardinal Barbarin, comme d’autres membres du diocèse et du Vatican, est visé par six plaintes de victimes présumées pour « non-dénonciation d’agressions sexuelles sur mineurs ». Une enquête préliminaire est en cours.